La fête a viré au cauchemar. Dans la nuit de mercredi à jeudi, une explosion est survenue dans un bar à Crans-Montana , une station de ski du sud de la Suisse. Des dizaines de personnes sont présumées mortes et une centaine de personnes sont blessées, dont une majorité grièvement, a indiqué Frédéric Gisler, commandant de la Police cantonale valaisane, lors d’une conférence de presse ce jeudi. Que s’est-il passé ? Selon le commandant de la police cantonale valaisane, Frédéric Gisler, de la fumée a été aperçue dès 1h30 au-dessus de ce bâtiment mythique de la station de ski huppée du canton de Valais , très fréquenté par les touristes, à un moment où des fêtards célébraient la nouvelle année. Les secours sont ensuite arrivés « rapidement » sur place et un « important et conséquent » dispositif de sécurité a été mis en place ce qui a permis de prendre en charge « tous les blessés », a-t-il ajouté. « Nous sommes bouleversés », a-t-il déclaré, avant de préciser qu’une ligne d’écoute téléphonique et un dispositif de suivi psychologique avaient été mis en place. « Alors que cette soirée aurait dû être un moment de fête (…) cela a tourné au cauchemar », a ajouté le président du Conseil d’État valaisan, Mathias Reynard. Il a en plus appelé à la « prudence » pour éviter les drames supplémentaires dans la région. Quelle est l’origine de l’explosion ? L’origine de l’incendie est toujours indéterminée, mais la piste de l’attentat est en tout cas exclue, a aussi affirmé Beatrice Pilloud, procureure générale du canton du Valais, pendant la même prise de parole ce jeudi, qui a également annoncé qu’une instruction avait été ouverte. Les autorités ont pour l’instant simplement affirmé que c’était l’incendie qui avait produit « l’embrassement généralisé » et la déflagration, et non l’inverse. Que sait-on des victimes ? Si la nationalité des personnes décédées et blessés n’est pour l’heure pas connue, « il est vraisemblable que les victimes soient de nationalités différentes », a déclaré le commandant de la Police cantonale valaisane, Frédéric Gisler, lors de cette même conférence de presse.