Incendie d’un bar dans une station de ski suisse : « Le plafond s’est embrasé en quelques secondes »

Quelques heures après le drame, c’est encore le choc. « Plusieurs dizaines de personnes sont présumées décédées » après l’incendie du Constellation , un bar de la luxueuse station de ski suisse de Crans-Montana, pendant la nuit du Nouvel An . Une centaine de personnes ont également été blessées. Des images montrent le bâtiment en flammes et des gens courant et criant dans le noir. On ignore encore les circonstances du drame, même si des témoins font état de l’usage d’engins pyrotechniques durant un concert. Ce jeudi matin, les gens à la recherche de proches étaient dirigés vers un centre des congrès où un dispositif a été mis en place. Mon fils « est introuvable », s’exclamait sur place une mère en larmes, citée par le journal suisse 24 Heures , « personne ne sait où il est ». Une ligne téléphonique dédiée aux familles a été ouverte. Sur BFMTV , deux témoins présentes dans le bar qui a pris feu indiquaient ce jeudi matin que l’incendie s’est propagé par le plafond en bois du sous-sol, de manière accidentelle. En cause d’après elles : une bougie festive placée sur une bouteille. Elles affirment qu’une « serveuse est montée sur les épaules d’un autre » avec cette bouteille, se rapprochant du plafond qui « s’est embrasé en l’espace de quelques secondes ». « Beaucoup de personnes avaient du mal à respirer, le bar a entièrement pris feu », ont raconté les deux Françaises, disant « avoir eu beaucoup de chance » en parvenant à quitter les lieux. « Et puis on a vu la fumée » Un habitant de Crans-Montana a raconté au même journal qu’avec « les feux d’artifice, on n’a d’abord pas compris de quoi il s’agissait. Et puis on a vu la fumée. » « À un moment donné, il y a eu une très forte explosion. Après cela, j’ai entendu plusieurs ambulances », a raconté un touriste londonien au journal suisse Blick . Une habitante, vivant à quelques dizaines de mètres du Constellation, indique avoir été prévenue du drame alors qu’elle réveillonnait chez elle avec des amis. « Je suis descendue dans la rue » qui était « déjà fermée par la police. On entendait les sirènes des gyrophares au loin. Autour de moi, des gens stupéfaits, inquiets, silencieux. »