Seine-et-Marne : à 12 ans, il perd trois doigts lors d’un tir de feu d’artifice

Il se souviendra toute sa vie des premières heures de 2026. Un garçon âgé de 12 ans a perdu trois doigts peu après minuit, dans la nuit du Nouvel an 2026 , en manipulant un engin pyrotechnique alors qu’il se trouvait avenue de l’Abbaye, à Chelles (Seine-et-Marne). La fête pour célébrer la nouvelle année a tourné court. Vers 0h30, une équipe du Samu l’a pris en charge et l’a transporté à l’hôpital Robert-Debré, dans le XIXe arrondissement de Paris. Une enquête est ouverte par le commissariat de Villeparisis. Les parents du mineur pourraient être poursuivis pour trois infractions relevées par les policiers : violation d’un arrêté préfectoral, soustraction d’un parent à ses obligations légales et mise en œuvre d’artifice de catégorie 2 et 3 par personne non qualifiée. Rappelons que, depuis le 30 décembre à 17 heures jusqu’au 4 janvier à 8 heures, un arrêté préfectoral interdit entre autres l’achat, la vente, la cession, l’utilisation, le port et transport des artifices de divertissement et articles pyrotechniques, à l’exception des pyrotechniciens. En cas de non-respect, la personne est passible d’une contravention de 1 re classe de 38 euros. Le parquet de Melun appréciera des suites à donner à l’encontre des parents du blessé. Série noire en Île-de-France Le 31 décembre, les gendarmes de Seine-et-Marne avaient lancé un message de prévention à l’occasion du réveillon, après une affaire similaire survenue le 31 octobre dernier. Un jeune âgé de 13 ans et résidant dans le secteur de Chaumes-en-Brie voulait allumer une fusée pour fêter Halloween. La manipulation du mortier d’artifice a mal tourné. Le garçon a dû être amputé de deux doigts – un annulaire et un auriculaire — à l’hôpital de Melun, 90 jours d’interruption totale de travail (ITT) à la clé. Il s’était procuré cinq artifices pour la somme de 30 euros via l’application Snapchat. Les parents du jeune mutilé ont déposé plainte. Le vendeur des mortiers, âgé de 18 ans, a été interpellé le 18 décembre chez ses parents près des Ulis (Essonne). Dans sa chambre, les enquêteurs ont saisi plusieurs caisses d’artifices et plus de 2000 euros en liquide provenant en partie de la vente de ces artifices qu’il avait lui-même achetés par Internet. Il dit avoir donné à l’acheteur des consignes d’utilisation verbales, mais n’a fourni aucune notice d’utilisation écrite. Il sera jugé en juin prochain. Ces engins ne sont pas à laisser entre toutes les mains. Lundi soir, à Sarcelles (Val-d’Oise), un enfant âgé de huit ans s’est blessé avec un mortier qui aurait été ramené à son domicile par son frère de 14 ans. Il jouait avec cet objet. En le manipulant, il l’aurait cassé en deux, ce qui aurait provoqué une explosion. L’enfant a eu un doigt et deux phalanges arrachés sur la main gauche. Ces derniers jours, des contrôles policiers ont été menés dans les commerces pour s’assurer que ces engins n’étaient pas accessibles à la vente.