En Moselle, ce collectionneur possède… 420 plaques d’immatriculation du monde entier !

Ils sont une poignée dans le monde, rassemblés par une originale passion commune : les plaques minéralogiques des véhicules . À Neufchef (Moselle), près d’Hayange, Marc Martin est l’un des « placophiles », le nom de cette étonnante définition, l’un des plus actifs sur les réseaux. Depuis près d’un demi-siècle, ce retraité de 72 ans, multiplie les démarches pour toujours élargir sa collection. À son domicile, il a consacré une pièce entière pour afficher les 420 plaques de sa collection personnelle. Tous les pays du globe ou presque y sont représentés. Il ne lui en manque que deux : le Vatican et le Timor oriental. Il cible aussi certaines îles australiennes… Pugnace, Marc Martin n’a pas perdu tout espoir de récupérer en particulier celle du Vatican. « J’ai déjà multiplié les démarches et écrit cinq fois. En retour, on m’a répondu trois fois que ce n’était pas possible. Mais certains en ont malgré tout. Il faudrait connaître quelqu’un sur place comme un garde suisse » explique-t-il. Certaines îles australiennes figurent aussi parmi ses cibles de recherche. Pour obtenir et retrouver les plaques, le retraité mosellan s’appuie sur un réseau de connaissances constitué au fil des décennies à travers le monde, ou dans les contacts noués via les réseaux sociaux. À l’étranger, lorsqu’il rentre de voyage, l’écueil se situe parfois dans le passage de la douane. « Mais comme les plaques d’immatriculation sont fabriquées en aluminium, elles ne sonnent pas toujours au détecteur. Et puis surtout je multiplie les démarches en transparence auprès des autorités, pour démontrer mon honnêteté. J’ai ma carte de membre du club France placophile , et sous la main un article du Républicain Lorrain qui m’avait été consacré ». Marc Martin entretient aussi des échanges avec des militaires ou gendarmes qui sillonnent le monde, afin de multiplier les chances de concrétiser ses recherches.