«Aujourd’hui, la Suisse est triste»: jusqu’ici, une quarantaine de personnes ont perdu la vie dans l’incendie de Crans-Montana

Le Valais est en état de choc. Durant la nuit du réveillon, une quarantaine de personnes sont décédées dans l’incendie d’un bar de Crans-Montana. Plus d’une centaine d’autres sont blessées, souvent gravement. Les cantons et pays voisins ont proposé leur aide. Une enquête a été ouverte Guy Parmelin soupire: «Aujourd’hui, la Suisse est triste». Pour le président de la Confédération, il s’agit de «l’une des pires tragédies de l’histoire de notre pays». Ce jeudi soir à Sion, l’émotion était à la mesure du bilan abominable de l’incendie qui a ravagé un bar situé au centre de Crans-Montana durant la nuit du réveillon. Jusqu’ici, une quarantaine de personnes ont perdu la vie et au moins 115 autres ont été blessées, la plupart dans un état critique. Guy Parmelin précise: «Certaines luttent encore pour leur vie. Des destins ont été interrompus ou bouleversés à jamais. Nous devons la vérité aux victimes et à leurs familles.» Dans la capitale, les drapeaux seront en berne ces cinq prochains jours. D’un air grave, il déclare: «Aucun mot ne peut combler le vide laissé par une perte aussi soudaine et brutale.» Selon le président de la commune, Nicolas Féraud, «Crans-Montana s’est réveillée en état de choc, les gens sont sidérés.» Président du gouvernement valaisan, Mathias Reynard décrit: «Nous avons rencontré des familles qui sont encore dans l’attente d’informations. C’est un moment insoutenable. Terrible.» Malgré tout, il tient à relever les nombreuses solidarités qui se sont manifestées ces dernières heures: «Au cœur de l’obscurité, une petite lumière s’est allumée. Elle vient d’abord des personnes qui n’ont pas hésité à porter secours aux victimes». Ministre de la sécurité, Stéphane Ganzer ajoute: «Nous avons assisté à des comportements héroïques.» Le Conseil d’Etat a décrété la situation extraordinaire, qui lui permet de mobiliser et de coordonner rapidement des moyens conséquents. Voir plus