Largement présents dans l’environnement, les polluants éternels constituent une menace pour la santé publique. Le Conseil fédéral vient d’annoncer le lancement d’un plan d’action visant à réduire l’exposition humaine à ces substances Il est loin le temps où l’évocation des PFAS valait des regards perplexes. Désormais la plupart d’entre nous avons entendu parler de ces substances chimiques toxiques et persistantes dans l’environnement. Les «polluants éternels» – c’est leur surnom – sont partout: dans les sols, l’air, l’eau, les aliments et jusque dans les corps humains. Cette année, ils se sont même imposés à l’agenda politique. Dans un nouveau rapport daté du 19 décembre , le Conseil fédéral a annoncé le lancement d’un plan d’action sur ces substances. La découverte ces dernières années de «hotspots» de PFAS – des zones particulièrement polluées, souvent liées à des sites industriels – avait déjà donné l’alerte, en particulier dans les cantons touchés, comme le Valais. Mais la problématique a acquis une nouvelle dimension en 2024, à la suite de l’interdiction édictée par les autorités saint-galloises de vendre de la viande de bœuf issue de certaines exploitations fortement contaminées. Loin d’être anodine, l’exposition à ces substances est associée, entre autres, à une augmentation du taux de cholestérol, des cancers, des effets sur la fertilité et sur le développement du fœtus. Voir plus