Pour Nicolas Walder, quelques «coupures» dans une campagne permanente

L’écologiste a accédé au Conseil d’Etat en novembre au terme d’une intense campagne. Disposant de deux ans à peine pour faire ses preuves, il raconte comment il essaie malgré tout de «prendre un peu de distance» La scène se déroule le dimanche 19 octobre, peu après 13h. Sur le plateau de Léman Bleu, aménagé pour l’occasion sur la place des Canons en Vieille-Ville de Genève, Nicolas Walder, qui a appris son élection au Conseil d’Etat quelques minutes plus tôt , promet: «Ce soir, on fait la fête!» Et quand le présentateur lui demande ce qu’il prévoit, l’écologiste ajoute, bravache, à l’attention de son adversaire du second tour, l’UDC Lionel Dugerdil: «Vous savez, nous, à gauche, on improvise les fêtes, on ne demande pas les autorisations», allusion aux manifestations controversées en faveur de la Palestine qui ont électrisé la campagne électorale. Nous sommes deux mois plus tard. En fonction depuis cinquante jours, Nicolas Walder reçoit sur la terrasse de son nouveau bureau, rue de l’Hôtel-de-Ville, offrant un panorama à 180 degrés sur les toits (et les nouvelles tours) de la cité. Emmitouflé dans sa parka, il concède: «Je n’ai pas pu faire la fête. Dès le lendemain matin, j’avais rendez-vous avec mes collègues pour discuter de la répartition des départements. Le soir, j’ai encore dû me familiariser avec le fonctionnement des séances du Conseil d’Etat», raconte-t-il. Voir plus