« Ange », « diva rebelle », « provocatrice d’extrême droite »… La disparition de Brigitte Bardot à la une de la presse française et étrangère

« Plus grand sex-symbol du cinéma français », « diva rebelle », « militante controversée », « pasionaria de la cause animale », « libre dans ses choix et sa parole, jusqu’à l’excès »… La presse française et internationale dresse ce lundi matin le portrait de l’actrice mythique Brigitte Bardot, disparue la veille à Saint-Tropez ( Var ), à l’âge de 91 ans. BB faisait rayonner la France. Des États-Unis à l’Australie en passant par la Russie, le Moyen Orient et l’Italie, le nom de Brigitte Bardot apparaît à la une de nombreux médias, qui consacrent des articles à l’annonce de la mort de l’actrice. C’est peut-être le New York Times , de l’autre côté de l’Atlantique, qui résume le mieux les différentes facettes de la superstar. « Du sex-appeal à l’extrême droite, Brigitte Bardot symbolisait une France en pleine mutation », titre le quotidien américain, soulignant que « l’actrice française s’est autant fait connaître pour ses opinions politiques que pour sa carrière d’actrice ». Même ton du côté d’Al Jazeera English , qui titre : « Brigitte Bardot, l’icone du cinéma français devenue provocatrice d’extrême droite ». « Une vedette planétaire (…) coutumière des sorties polémiques » Si sa proximité politique avec le Rassemblement national (ex-FN) est aussi rappelée par CNN , la célèbre chaîne de télévision américaine préfère mettre en avant son combat pour le droit des animaux, soulignant que Brigitte Bardot avait « abandonné » les plateaux de cinéma pour cette cause. « Sex-symbol devenue militante pour le droit des animaux », abonde l’agence Associated Press . Toujours en Amérique du Nord, La Presse canadienne loue « une vedette planétaire (…) coutumière des sorties polémiques ». En Europe, le caractère ambivalent de Brigitte Bardot est abordé par El Pais . Le quotidien espagnol explique que bien que l’actrice soit « l’une des figures les plus emblématiques de la culture de son pays », elle est aussi une « militante controversée ». Plus à l’est, le journal suisse Le Matin qualifie Brigitte Bardot d’« actrice française de légende », tandis que Blick loue une « icône du cinéma français ». En France, les médias titrent également sur les prises de position de l’ancienne actrice. « Devenue une icône malgré elle, Brigitte Bardot avait mis fin très rapidement à une carrière sans grand éclat pour se consacrer entièrement aux animaux », rapporte ainsi La Croix qui titre sur « les paradoxes d’une étoile ». « C’était sans doute la dernière de cette poignée de figures nouvelles et libres dans lesquelles la France a aimé se reconnaître au tournant des années 1960 », note le quotidien Libération, évoquant une « actrice à la carrière fulgurante » et parlant d’elle comme le « plus grand sex-symbol du cinéma français ». Libération rappelle qu’elle a quitté le grand écran « pour se réinventer en pasionaria de la cause animale, proche de l’extrême droite » et qu’elle a suscité « de nombreuses controverses ». La Une du quotidien retrace ces deux facettes de l’actrice : « BB, face A, face B ». « Cette tornade blonde déboula sur les écrans dans un pays d’après-guerre et qui n’avait pas encore goûté aux Trente Glorieuses », rappelle Le Figaro qui évoque en une « une femme libre ». « Elle bousculait les codes, dansait le mambo sur les tables de Saint-Tropez », peut-on encore lire. Pour Ouest-France, dans les années 1960 à 1970, Brigitte Bardot, parfois comparée à Marilyn Monroe, « incarne alors la France à l’étranger ». « Une icône du cinéma français » En Italie aussi, La Repubblica consacre également la une de son site à la disparition de « la diva rebelle qui a fait rêver le monde ». « Elle était le mythe national français, la seule de nos jours capable de réconcilier toutes les âmes querelleuses de la nation », salue également l’agence de presse italienne Ansa . Au Royaume-Uni, le visage de Brigitte Bardot apparaît en première page du Guardian et du Sun, tandis que la BBC la qualifie de « bombe blonde qui a révolutionné le cinéma dans les années 1950 ». L’actrice était « une icône du cinéma français et un sex-symbol », abonde Sky News . En Russie, l’agence Tass indique que « la légendaire actrice française Brigitte Bardot est morte à l’âge de 91 ans ». À l’autre bout du monde, l’Australian Broadcast Corporation (ABC) salue aussi la mémoire d’une « actrice française emblématique, sex-symbol et militante pour les droits des animaux ». Brigitte Bardot avait renoncé au cinéma en 1973 pour se consacrer entièrement au combat de sa vie, la cause animale. Elle était « un ange pour les animaux » et « une porte-parole de toutes les espèces », a rendu hommage la fondatrice de l’association Peta, Ingrid Newkirk. « De ses pigeons sauvés à Saint-Tropez à ses chiens bien-aimés, Brigitte manquera à Peta », a-t-elle écrit dans un communiqué. Emmanuel Macron a salué de son côté une « légende du siècle » qui « incarnait une vie de liberté ».