Jean-Pierre Strugo nous répond à la veille de son décollage de l’aéroport de Roissy, ce mardi 30 décembre. Il est en train de boucler ses valises, en compagnie de sa femme Marie, à son domicile de Chatou (Yvelines). L’inoxydable pilote de rallye-raid s’apprête à rejoindre, après une escale de six heures à Istanbul (Turquie), Yanbu, ville d’Arabie saoudite située au bord de la mer Rouge où le prologue du Dakar 2026 va s’élancer ce samedi 3 janvier. Un an après son forfait de dernière minute, il confie son excitation au Parisien de retrouver le volant de son buggy. « Je suis en préretraite mais super motivé pour ce Dakar 2026 », lâche celui que la caravane du Dakar surnomme « Jipé ». À la veille de ses 80 ans, qu’il fêtera le 8 mai, Jean-Pierre Strugo est la mémoire vivante et le doyen de cette épreuve mythique. Il est présent depuis… 1985 et prendra ce week-end le départ de son 32e Dakar. De l’arrivée inaugurale au lac Rose au désert saoudien en passant par la Mauritanie ou l’Amérique du Sud, Strugo est un livre ouvert à lui tout seul. L’intéressé a conscience d’avoir « la chance, à bientôt 80 ans, de pouvoir disputer le Dakar. » Il essaie aussi de ne pas faire d’excès en s’attelant, « une fois par semaine, à une bonne séance de gym et d’assouplissements. »