Une femme de 25 ans a été interpellée jeudi à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines) après avoir refusé de se soumettre à un contrôle de police, indique une source policière au Parisien. Un signalement avait été effectué en amont par des policiers déclarant que la conductrice était sous l’emprise du protoxyde d’azote . L’intervention a eu lieu vers 11h15, dans un tunnel sur l’A86, après que la conductrice a quitté les lieux malgré les signaux lumineux et sonores des forces de l’ordre, précise cette source. Les policiers ont suivi le véhicule avant de le bloquer avec deux voitures et d’interpeller la conductrice. Aucun blessé n’a été signalé. La jeune femme, chauffeuse de taxi originaire de Montigny-le-Bretonneux, a été placée en garde à vue, précise la source policière. Lors de la fouille du véhicule, les policiers ont découvert « 11 bouteilles de protoxyde d’azote ». La hausse des accidents liés au protoxyde d’azote Utilisé en médecine ou cuisine, cette substance, surnommée « gaz hilarant » , est aussi utilisée à titre récréatif. Elle est en théorie interdite aux mineurs et dans certains lieux depuis 2021, mais sauf arrêtés locaux, elle reste légale. Ces derniers mois, le protoxyde d’azote au volant plane sur plusieurs accidents meurtriers. Le 1er novembre 2025, Mathis, 19 ans, a été tué à Lille par un conducteur ayant consommé du protoxyde d’azote et qui tentait de fuir la police. Un mois plus tard, trois jeunes de 14, 15 et 19 ans, dont deux étaient positifs au protoxyde d’azote , sont morts noyés après que leur voiture a raté un virage et fini sa course dans une piscine à Alès (Gard). Malgré la hausse des accidents imputés à ce gaz, 10 % des 16-24 ans estiment qu’en consommer au volant n’est pas dangereux, pointe du doigt une enquête publiée début décembre dernier par Ipsos et la Fondation Vinci Autoroutes.