Après le drame de Crans-Montana, la difficile identification des victimes : « Tout doit être parfaitement traçable »

Après l’effroyable incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana (Suisse) durant la nuit du Nouvel An, c’est devenu la priorité : identifier les victimes de cette tragédie. Cette identification « va prendre encore du temps », a prévenu ce vendredi matin Mathias Reynard, le président du Conseil d’État du canton du Valais. La multiplicité du nombre de victimes — une quarantaine de morts et 115 blessés — et la présence de ressortissants de plusieurs nationalités compliquent la tâche des autorités. Ancien directeur de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), le général François Daoust a souvent géré des catastrophes d’ampleur, qu’il s’agisse du tsunami en Asie du Sud-Est, du crash de la Germanwings ou de celui du vol Rio-Paris. « Le processus d’identification des victimes repose en premier lieu sur le recueil d’informations pertinentes sur les corps. Il s’agit de la phase post-mortem. On va ainsi chercher à obtenir de l’ADN, à faire un panorama de la denture, ou bien encore à relever les empreintes digitales si c’est possible », expose ce spécialiste.