Cinq joueurs à la CAN (Kebbal, Chergui, Traoré, Simon, Krasso), deux blessés ( Lees-Melou , qui a subi une intervention chirurgicale à un tibia, Dicko), deux en reprise (Hamel, Alakouch)… C’est avec huit joueurs absents, dont six titulaires, que le Paris FC , va défier le PSG ce dimanche (20h45) au Parc des Princes. La tâche s’annonçait déjà immense avec un effectif au complet pour l’actuel 14e de Ligue 1 , elle sera encore plus complexe avec une équipe aussi amoindrie. Le groupe devrait ainsi être complété avec des jeunes de la réserve (Régional 1) sur le banc. Si plusieurs dossiers sont ouverts ( Cherif , Munetsi…), il ne devrait pas y avoir de recrues d’ici le match. « On ne joue pas dans la même cour mais… » « L’équipe sera différente mais pas amoindrie, estime Stéphane Gilli. Ce n’est pas un casse-tête, mais il faut réfléchir pour trouver la meilleure formule pour aller affronter cette équipe du PSG. On a travaillé des choses et on va essayer d’aligner l’équipe la plus compétitive possible. On sait que le PSG est la meilleure équipe d’Europe et certainement du monde avec un coach qui a bâti un gros collectif depuis deux ans et demi. Mais quand on a l’ambition d’être en Ligue 1, c’est aussi pour jouer des matchs comme ça. Aujourd’hui, on ne joue pas dans la même cour mais on va faire le maximum pour donner une belle image du Paris FC. On ne va pas y aller en victime expiatoire. Ce derby, c’est bien pour Paris et le foot français. Mais je ne veux pas que mes joueurs soient inhibés par la pression d’affronter le PSG, ils doivent prendre du plaisir et jouer notre chance à fond. » Mais le coach, dont l’équipe était en difficulté avant la trêve (1 victoire sur les 9 derniers matchs), s’attend à souffrir : « Ils usent, ils usent… Ils ont un contre-pressing qui est très important. Mais si on arrive à sortir de ce contre-pressing, ça peut être intéressant. Il faudra être concentré et rigoureux pendant 95 minutes, parce que la moindre petite erreur d’inattention ou technique peut se payer. En début de saison, on a peut-être surperformé, et depuis quelques matchs, on sous-performe. Il faut être capable de rétablir l’équilibre. L’an dernier, on n’était pas non plus, très bien à cette période de l’année, mais on s’était repris pour monter. » « Il faudra surtout ne pas penser qu’on est battu d’avance » Pour Kevin Trapp et Jonathan Ikoné, passés par le PSG, les retrouvailles seront forcément particulières. « Je suis content de retrouver Marquinhos ou des membres du staff, souligne le premier. J’ai vécu beaucoup de choses dans ce stade et ce club, où j’ai passé trois-quatre ans magnifiques. Forcément, ça fait plaisir mais ça reste un match de foot , donc on reste concentré sur notre travail. Pour moi, il n’y a pas mieux pour commencer l’année que d’affronter la meilleure équipe d’Europe. Tu dois être à 100 %, très performant. Ça va demander beaucoup de choses de notre part et on peut beaucoup apprendre. Il faudra beaucoup défendre et souffrir ensemble et surtout ne pas penser qu’on est battu d’avance. Il doit y avoir plus d’excitation que de peur. Aujourd’hui, les différences entre le PSG et le PFC sont énormes. On est promu, on veut juste se maintenir, et je ne pense pas qu’il y ait de rivalité. Mais dans le long terme, les ambitions pourront peut-être être les mêmes. »