À Rouen, en Seine-Maritime, la tragédie de Crans-Montana en Suisse a replongé plus de neuf ans en arrière les familles endeuillées par l’incendie du Cuba Libre dans la nuit du 5 au 6 août 2016. Quatorze jeunes gens, réunis pour l’anniversaire d’une de leur amie, avaient perdu la vie dans le sous-sol, aménagé sans autorisation en dancing, de ce bar de la rive gauche. Des bougies d’anniversaire avaient enflammé les panneaux de mousse qui recouvraient les murs. En quelques minutes, les lieux étaient ravagés par les flammes. « En voyant ces images, ça m’a rappelé la souffrance qu’on a vécue. Pour nous, c’était hier », témoigne Michèle Dujardin-Dugnétai, la maman de Florian, 19 ans, décédé au Cuba Libre. « Forcément, on se met à la place de ces parents, on sait ce qu’ils vivent. Quand, au lieu d’enfants, les autorités parlent de corps… »