Le bar de la station de ski suisse de Crans-Montana qui a été ravagé la nuit du Nouvel An par un incendie meurtrier avait été contrôlé « trois fois en dix ans » et « tout s’est fait dans les normes », a assuré son propriétaire et gérant dans la presse suisse. Vendredi soir, le bilan officiel de l’incendie faisait état de 40 morts et de 119 blessés. Les propriétaires de ce bar, Le Constellation, sont un couple de Français . Selon Corse-Matin, Jacques Moretti est originaire précisément de Ghisonaccia, en Haute-Corse. Et d’après Nice-Matin, Jessica Moretti est, elle, originaire de la Côte d’Azur. Le gérant de l’établissement s’est rapidement entretenu avec le quotidien La Tribune de Genève, à qui il a assuré que l’établissement avait été contrôlé « trois fois en dix ans » et que « tout s’est fait dans les normes ». Coopération à l’enquête Jacques Moretti a souligné auprès de 20Minutes.ch que lui et son épouse coopèrent avec les autorités. « On fera tout notre possible pour aider à clarifier les causes. Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir », a-t-il indiqué. « Nous ne pouvons ni dormir ni manger, nous allons tous très mal », assure-t-il. Le couple a été entendu par les enquêteurs mais « à titre de personnes appelées à donner des renseignements », ce qui signifie qu’ils n’ont pas été placés en garde à vue ou mis en examen, selon la procureure générale du canton du Valais, Béatrice Pilloud. Ils ont été notamment été interrogés sur la disposition des lieux, les travaux de rénovation et la capacité d’accueil du bar. D’après les informations des médias, Jacques Moretti ne se trouvait pas au Constellation lors de l’incendie dévastateur, mais dans l’un des deux autres établissements du couple. Sa femme Jessica Moretti, présente sur les lieux lors de l’incendie, a été légèrement blessée, mais a pu rentrer chez elle. Bougies trop près du plafond Au vu des premiers éléments de l’enquête, « tout laisse à penser que le feu est parti des bougies incandescentes ou des feux de Bengale qui ont été mis sur les bouteilles de champagne » et « tout a été approché de trop près du plafond », a indiqué la procureure Béatrice Pilloud vendredi à la presse. Selon des images qui circulent sur les réseaux sociaux, une personne juchée sur les épaules d’une autre aurait ainsi mis le feu par accident au plafond. L’enquête va notamment porter sur une mousse appliquée au plafond du bar ravagé , alors que plusieurs témoins ont pointé cet aspect de l’incendie. « L’enquête déterminera si cette mousse est conforme » ou pas, a indiqué Béatrice Pilloud.