Décédée ce dimanche à l’âge de 91 ans, Brigitte Bardot laisse derrière elle un héritage culturel colossal, celui d’une figure ultra-médiatique et d’une star planétaire. Elle est morte à l’aube à La Madrague, sa célèbre résidence basée à Saint-Tropez (Var), où elle vivait avec Bernard d’Ormale , son quatrième époux. Brigitte Bardot n’a eu d’enfant qu’avec Jacques Charrier, rencontré sur le tournage de la comédie « Babette s’en va-t’en guerre » en 1959. Nicolas-Jacques Charrier, son seul fils, est né le 11 janvier 1960. Cette année-là, Brigitte Bardot est au faîte de sa gloire, épiée par la presse people et pas prête à être mère. « Quand il ( son fils ) est né, en 1960, c’était l’hystérie autour de moi, disait-elle au magazine Point de vue en 2020. C’était de la folie. La chambre d’accouchement installée dans ma maison, les photographes derrière les fenêtres, ceux qui se déguisaient en médecin pour me surprendre. Il n’y avait aucune intimité. C’est terrible… J’ai associé la naissance de mon fils à ce traumatisme. Et c’est Nicolas qui en a porté les conséquences… » Une vie à l’ombre des caméras Rapidement, les relations se délitent entre la mannequin et son époux. Au point que le divorce est acté le 30 janvier 1963. Jacques Charrier obtient la garde de l’enfant. B.B. n’est pas contre, elle qui se dit dénuée d’instinct maternel. « Il me manquait beaucoup de soutiens, il me manquait des parents, des gens qui m’aident à vivre. Je n’avais pas cela », expliquait l’actrice au Parisien en 2022. Nicolas-Jacques grandit dans le Tarn, relate La Dépêche du Midi , où vit une partie de la famille de son père. Ce dernier souhaite ainsi le protéger de l’intérêt de la presse people. L’enfant non plus n’apprécie pas plus que cela la lumière. « J’ai promis à Nicolas de ne jamais parler de lui dans mes interviews », racontait Brigitte Bardot au magazine Paris Match en juin 2024. Durant ses jeunes années, Nicolas-Jacques Charrier entretient des relations distantes avec sa mère. Selon Cosmopolitan , le jeune homme épouse la mannequin Anne-Line Bjerkan en 1984. Le couple s’installe dans son pays d’origine, la Norvège. C’est là que naissent leurs deux filles : Anna en 1985 et Thea en 1990. Du procès aux relations apaisées En 1996, Brigitte Bardot publie son autobiographie, « Initiales B.B. » (Grasset). Dans cet ouvrage, elle revient sur sa grossesse avec des mots crus. « C’était comme une tumeur qui s’était nourrie de moi, que j’avais portée dans ma chair tuméfiée, n’attendant que le moment béni où l’on m’en débarrasserait enfin. Le cauchemar arrivé à son paroxysme, il fallait que j’assume à vie l’objet de mon malheur », écrit-elle. Ces déclarations heurtent Jacques et Nicolas-Jacques Charrier. Si bien qu’ils intentent un procès à l’actrice en octobre de la même année pour atteinte à l’intimité intra-utérine. Selon Gala , ils obtiennent le 7 mars 1997 que Brigitte Bardot et son éditeur soient condamnés à payer 150 000 francs au premier et 100 000 francs au second de dommages et intérêts. Les relations entre B.B. et son fils sont glaciales. Ce n’est que par l’entremise de Bernard d’Ormale, épousé en 1992, qu’elle renoue peu à peu le lien avec lui. « J’ai proposé à Brigitte d’aller voir son fils et puis voilà, ça s’est bien passé, racontait cet ex-proche de Jean-Marie Le Pen à Paris Match en septembre dernier. Ils ne se voient pas beaucoup, mais il est souvent venu à la Madrague. Et ils s’appellent régulièrement. » « Oui, je suis arrière-grand-mère de trois petits Norvégiens qui ne parlent pas le français et que je vois rarement », confirmait l’actrice au même magazine, elle qui disait à Var-Matin en 2018 qu’elle aimait son fils « de manière spéciale, et lui aussi ». En revanche, Brigitte Bardot n’a jamais renoué le lien avec Jacques Charrier, son ancien époux. Ce dernier est décédé début septembre dans la commune de Saint-Briac-sur-Mer (Ille-et-Vilaine) à l’âge de 88 ans.