Viols au dépôt de Bobigny : « Comment peut-on oser parler de consentement ? », demande l’avocat de la victime

L’affaire avait suscité la stupéfaction des autorités judiciaire et policière, jusqu’au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez , évoquant, « s’ils sont avérés, [des] agissements extraordinairement graves et inacceptables ». Le 29 octobre, une jeune femme âgée de 26 ans dénonçait des viols de la part de deux policiers, commis dans une cellule du dépôt du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), où elle venait de passer la nuit à l’issue d’une garde à vue. Mis en examen pour « viols et agressions sexuelles par personnes abusant de l’autorité conférée par leurs fonctions », les fonctionnaires ont depuis été suspendus et placés en détention provisoire. Avant même la découverte d’une courte vidéo sur le téléphone d’un des mis en cause, ils avaient reconnu l’existence d’une relation, consentie selon eux.