L’incendie du Nouvel An au Constellation a fait au moins 40 victimes. Autant de dépouilles malmenées par les flammes qu’il faut désormais identifier. Une trentaine d’experts travaillent d’arrache-pied, dans l’intimité de la mort, pour délivrer les proches d’une attente insoutenable Vendredi après-midi, au lendemain de l’incendie du Constellation, les autorités valaisannes ont communiqué un premier bilan provisoire. Quarante personnes ont péri. D’autres, parmi les 119 blessés, sont entre la vie et la mort. Des chiffres donc, mais pas encore de noms s’agissant des victimes. Les corps, malmenés par les flammes, sont tous en cours d’identification. «Il s’agit de la priorité absolue», a répété Pierre-Antoine Lengen, le chef de la police judiciaire valaisanne, en conférence de presse. «Pour les familles, chaque heure compte et les enquêteurs le savent», expose Jean-Luc Gremaud. Cet ancien responsable de la police judiciaire lausannoise a officié plusieurs années comme membre de l’état-major du DVI Suisse, l’unité spécialisée dans l’identification des victimes de catastrophes. Lui s’est rendu, notamment, au Kosovo à la fin de la guerre en 1999 pour enquêter sur les charniers et au Donbass, en 2014, pour analyser les 298 corps des victimes du crash du vol MH17 de Malaysia Airlines. Aujourd’hui en préretraite, il ne travaille plus au sein de la police, mais enseigne à l’école des sciences criminelles de l’Université de Lausanne. Voir plus