Dix jours après le décès tragique de Sivert Guttorm Bakken , retrouvé mort dans sa chambre d’hôtel, le choc reste intact pour le biathlète Johan-Olav Botn. Le coéquipier du défunt, qui a retrouvé son corps, a pris la parole sur cet instant de terreur auprès de TV2 , un média norvégien. « Je devais passer récupérer les clés de la voiture dans sa chambre pour les skis et les bâtons du coffre. C’est là que je l’ai trouvé. J’étais dans un état de choc total, de panique (…) C’était très stressant. Mais j’ai vu qu’il était complètement inerte et livide, j’ai compris qu’il était mort », raconte le Norvégien. Le biathlète explique avoir tenté d’appeler les secours, sans parvenir à établir de liaison. « C’est seulement quand l’ambulance est arrivée que j’ai commencé à comprendre ce qu’il s’était passé », avoue-t-il. Il était déjà trop tard. Une polémique sur un masque hypoxique Le Norvégien en a profité pour revenir sur les polémiques liées à l’événement depuis dix jours. Bakken portait un masque hypoxique , conçu pour limiter le flux d’air et accroître les capacités d’endurance. « Je souhaite que les gens respectent sa famille, évitent toute supposition et attendent la fin de l’enquête pour tirer des conclusions. Sivert n’a rien fait d’illégal, et nous respectons la loi norvégienne et les règles de l’AMA (agence mondiale antidopage) », a clamé Botn. Depuis, il garde contact avec la famille de son ancien coéquipier, envers qui il estime avoir « une forme de responsabilité ». Une rencontre est déjà prévue pour prendre la parole, ensemble, sur le drame. D’ici là, Botn l’a déjà assuré : il priorisera les funérailles sur la compétition. « J’ai besoin de revenir au quotidien, de retrouver l’entraînement et mes routines, promet-il. Mais j’ai un besoin immense de lui dire au revoir une dernière fois. Je donnerai la priorité aux funérailles plutôt qu’à la Coupe du monde. »