La célébration de la naissance du Bébé de l’Année à Sébikotane a été perturbée par de vives tensions, opposant des partisans du maire Alioune Pouye à ceux du mouvement « Sébi La Deukk », dirigé par Ameth Ndoye. Une situation que ledit mouvement dénonce avec fermeté dans un communiqué rendu public. Le mouvement rappelle que, depuis sa création en décembre 2024, « Sébi La Deukk » s’engage activement pour le développement socio-économique et l’amélioration durable des conditions de vie des populations de la commune de Sébikotane, avec un accent particulier sur le secteur de la santé communautaire. Dès ses débuts, indique le communiqué, le mouvement a accordé une attention soutenue à l’appui et à l’accompagnement des structures sanitaires locales. C’est dans ce cadre qu’il affirme avoir contribué, en étroite collaboration avec le personnel de la maternité, à la réussite de la célébration du Bébé de l’Année 2025, une initiative qui, selon lui, était initialement menacée d’annulation faute de moyens financiers et de soutien. Cependant, le mouvement déplore que la célébration du Bébé de l’Année 2026 ait été, cette fois-ci, « gravement perturbée » par l’intervention jugée « injustifiée » d’un adjoint au maire de la commune. « Sous de faux prétextes, ce dernier a tenté d’empêcher l’accès de la délégation du Mouvement "Sébi La Deukk" aux locaux de la structure sanitaire, alors même que la remise des dons à la famille concernée se faisait en accord avec le personnel médical », précise le communiqué. Le Mouvement « Sébi La Deukk » condamne avec la plus grande fermeté les violences survenues lors de cette célébration à la maternité de Sébikotane. Il évoque notamment des agressions physiques et verbales, des destructions de biens, des menaces, ainsi que des entraves à l’accès à une infrastructure publique de santé. Pour le mouvement, ces actes constituent des faits « graves et inacceptables », en totale contradiction avec les principes de paix sociale, de participation citoyenne et de gouvernance inclusive. Il dénonce enfin l’attitude qu’il qualifie d’« irresponsable, impopulaire et brutale » de l’adjoint au maire, qu’il désigne comme le principal instigateur des incidents. « Lorsqu’un responsable public, censé garantir la sécurité, la paix et la cohésion sociale, devient lui-même source de violences et de troubles, la situation devient dangereuse pour les administrés », conclut le communiqué. www.dakaractu.com