Le passage à la nouvelle année rime, décidément, avec efficacité retrouvée et niveau de jeu en hausse pour Ousmane Dembélé . Un an après avoir lancé 2025 par une délivrance symbolisée par une réalisation tardive qui avait rapporté le Trophée des champions au PSG face à Monaco, le Ballon d’or a débuté 2026 de la même manière, avec le but dans le sang et une prestation pleine de promesses , ce dimanche soir au Parc des Princes. Ce derby face au Paris FC (2-1) devait servir de rampe de lancement au numéro 10 et lui permettre de vraiment démarrer une saison jusqu’ici sans relief, si l’on excepte son prestigieux trophée remporté le 22 septembre au Théâtre du Châtelet. La mission a été plus que remplie pour Ousmane Dembélé qui a rendu une copie très sérieuse et qui s’est illustré, notamment, par un but inscrit en deuxième période (53e). S’il avait déjà trouvé le chemin des filets sur pénalty lors du dernier match de l’année 2025 en 32e de finale de Coupe de France contre le club amateur de Vendée Fontenay, cette 5e réalisation de l’exercice 2025-2026, la 3e seulement en Ligue 1, où il n’avait plus marqué depuis août, tombe à pic et le met sur des bons rails. D’entrée de jeu, on a senti que le champion du monde 2018 était en jambes et aussi bien dans le couloir droit de l’attaque que dans l’axe, il a incarné une menace constante en étant à l’origine de la majorité des occasions de son équipe. Par la passe, par ses décrochages, par ses inspirations, Dembélé a été un véritable détonateur, comme rarement depuis août. Ce qui a ravi son coach Luis Enrique qui a apprécié le contenu de la prestation offerte par son joueur, sorti à la 70e minute de jeu. « Il a retrouvé son niveau » « Est-ce que je suis heureux d’avoir retrouvé le vrai Dembélé ? C’est ce que nous attendons. C’est le meilleur match d’Ousmane cette saison, a estimé l’Asturien . Il a retrouvé son niveau. C’est important de gérer ses minutes. Nous jouons jeudi un premier titre (le Trophée des champions contre l’OM). C’est pour cela qu’il n’a pas disputé les 90 minutes. » Bien dans sa tête, bien dans son corps, Dembélé a en tout cas donné l’impression d’avoir retrouvé du jus et du rythme après avoir vécu cinq premiers mois frustrants marqués par différents pépins (ischio-jambier, mollet, virus). Ce dimanche soir, le numéro 10 a disputé son 15e match, seulement, de la saison, un chiffre qui témoigne d’un manque évident d’influence sur les résultats de son équipe dont il était le leader lors de la première partie de l’année. Alors qu’on attendait de revoir le véritable visage du meilleur joueur du monde, Désiré Doué confiait après la rencontre ne jamais avoir douté au sujet de son partenaire. « Ousmane, vous savez qu’il est exceptionnel. Ce soir, il nous a beaucoup aidés, il a un rôle très important dans l’équipe, explique l’autre buteur de la soirée. C’est un leader, il a fait un très bon match encore. » Désormais, le staff attend de la continuité de la part de son leader et la répétition de ce type de performances. Pour le PSG, le mois de janvier s’annonce copieux avec six autres rencontres à disputer en 24 jours dont un très attendu Trophée des champions face à l’Olympique de Marseille jeudi au Koweït, un autre derby en Coupe de France et deux rencontres de Ligue des champions (Sporting Portugal et Newcastle). L’enchaînement est périlleux mais avec le retour d’Ousmane Dembélé, qui a pratiquement valeur de recrutement, avant d’aborder des échéances importantes, le PSG se sait plus fort et encore plus imprévisible. Le mois de janvier 2025, durant lequel il avait inscrit neuf buts, l’avait mis sur orbite et posé les bases d’une deuxième partie de saison légendaire. Bis repetita en 2026 ?