Pendant que les joueurs du Paris SG fêtaient leurs trophées glanés en 2025 avec les supporters présents au Parc des Princes, ceux du Paris FC ont vite salué leurs 1 000 fans avant de se glisser au chaud. Loin de la « rouste que plein de monde » avait imaginée, selon Maxime Lopez, les promus ont, avec une équipe bis, réussi à faire bonne figure et à ne pas sombrer dans ce derby parisien (2-1). Longtemps accroché aux champions d’Europe, le Paris FC est même parvenu à égaliser grâce à un pénalty transformé par Willem Geubbels (51e). Mais il n’aura fallu que deux minutes à Ousmane Dembélé (53e) et les siens pour reprendre le dessus. « Il y a deux ou même trois classes d’écart avec le PSG, a reconnu Maxime Lopez après la rencontre. Il n’y a rien à dire. » « Le mercato, je l’espère, va nous aider » « Par rapport au groupe qu’on avait, où il nous manque beaucoup de forces vives, c’était cohérent, mais en tant que compétiteur, on ne peut pas se contenter d’une défaite, répond le coach Stéphane Gilli. Mais je ressens de la fierté. On a quand même fait bonne figure. » Désormais 15e du championnat avec seulement deux longueurs d’avance sur la zone rouge, le Paris FC n’a, certes, pas sombré mais continue de montrer beaucoup de déchets et peine à conserver le ballon. Face à ce PSG-là même pas à 100 %, impossible de mettre en place le jeu de possession habituel. Si certains qui n’avaient pas de temps de jeu comme Timothée Kolodziejczak (plus titulaire en Ligue 1 depuis la 1re journée) ou Alimami Gory (2e titularisation cette saison) ont été à la hauteur, ça a été plus compliqué pour Nhoa Sangui et encore très insuffisant techniquement du côté de Jonathan Ikoné, fautif sur le 1er but, ou de Willem Geubbels, auteur néanmoins de son 3e but de la saison. « J’ai opté pour un système pour mettre chacun dans les meilleures dispositions, ajoute Stéphane Gilli. On a vu qu’on pouvait compter sur tout le monde, personne ne s’est caché. Mais face à une équipe aussi forte, il faut être juste et ça nous a manqué. Certes on a des regrets mais ce n’est pas la première fois cette saison. Si cela se répète autant, c’est qu’il nous manque des choses. » Pour combler ses lacunes, le club espère recruter au moins cinq joueurs d’ici la fin du mois de janvier. « Je pense que le mercato, je l’espère, va nous aider, glisse Maxime Lopez. On a besoin de renforts, c’est la vérité. Aujourd’hui, il ne faut pas faire de langue de bois, on a besoin de vrais renforts qui vont apporter un plus à l’équipe. » Un ailier étranger attendu dans les prochains jours Pour l’heure, les cinq joueurs partis à la CAN risquent d’être toujours en course avec leur sélection au Maroc même s’ils connaissent des difficultés à l’image des Algériens Ilan Kebbal (11 minutes jouées) et Samir Chergui (blessé lors du 2e match). Mais il pourrait bien y avoir de nouvelles têtes dans le groupe, dès le 12 janvier, pour le second match de rang face au PSG, cette fois en Coupe de France. Selon nos informations, un ailier étranger devrait être prêté par un club européen dans les prochains jours. Sur le dossier Seddiki Cherif, il n’y a pas eu d’avancées récentes. Le Paris FC a proposé 23 millions d’euros (bonus inclus) mais Angers en demande 30 (25 + 5). En interne, il n’y a pas unanimité sur la pertinence d’aller jusqu’à cette somme qui irait un peu à l’encontre du discours des actionnaires de ne pas succomber à des demandes exagérées. Mais pendant ce temps, Nantes, le futur adversaire en Ligue 1, recrute, s’est imposé sur la pelouse de l’Olympique de Marseille (2-0) et n’est plus qu’à deux points. Or le Paris FC se déplacera justement à La Beaujoire lors de la prochaine journée (dimanche 18 janvier). « On a conscience que la situation en championnat est compliquée, c’est la vérité, accepte Maxime Lopez. On n’a pas passé un bon mois de novembre, ni de décembre. Il faut continuer à travailler, on a ce match contre Nantes qui va être un match à quatre points. Puis, il y aura Angers et il y aura Marseille mais oui, ce match contre Nantes, il est important. »