«En Italie, ils auraient été arrêtés»: la colère de Rome suite au drame de Crans-Montana

Après l’incendie du Constellation, la gestion judiciaire et sécuritaire suisse est publiquement questionnée depuis l’Italie, où tristesse et indignation ont rapidement laissé place à une exigence de responsabilité et de vérité «Ils estiment qu’il n’y a pas de risque de fuite.» Gian Lorenzo Cornado ne partage pas cette assertion. Par «ils», l’ambassadeur italien en Suisse indique les magistrats chargés de l’enquête suite à l’incendie du Constellation, à Crans-Montana. Et ceux qui ne risquent pas de s’enfuir sont les gérants du bar où s’est produit le drame. Ce lundi, devant quelques journalistes, le diplomate va plus loin encore. «En Italie, ils auraient été arrêtés», assure-t-il. Les corps de cinq des six victimes italiennes ont été rapatriés ce début de semaine dans leur pays. La sixième victime vivait au Tessin. Les déclarations de l’ambassadeur sont l’écho de l’opinion publique italienne, entre tristesse et colère. Le diplomate presse donc Berne. «Je continuerai de suivre la situation, de faire pression et de sensibiliser les autorités suisses, y compris l’autorité judiciaire compétente, afin que toute la lumière soit faite et que l’enquête se poursuive sans complaisance ni considération de personnes», assène-t-il. Voir plus