Dans une déclaration au Conseil de sécurité de l’ONU ce lundi, le représentant américain Mike Waltz a défendu l’opération militaire menée ce week-end par les États-Unis au Venezuela, qui a abouti à l’arrestation de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores, désormais détenus sur le sol américain. Washington qualifie cette intervention d’opération de police internationale destinée à exécuter un mandat d’arrêt émis il y a plusieurs années contre Maduro. « Il n’y a pas de guerre menée contre le Venezuela ou sa population. Nous n’occupons pas de pays », a insisté Waltz, reprenant les propos du secrétaire d’État Marco Rubio. Selon le représentant américain, Maduro a été inculpé par un grand jury dans le district sud de New York pour terrorisme, trafic de stupéfiants, trafic de cocaïne et trafic d’armes. « Nous avons arrêté un trafiquant qui va maintenant être jugé aux États-Unis, conformément à l’état de droit », a-t-il déclaré. Waltz a comparé cette opération à l’arrestation de Manuel Noriega, dictateur panaméen capturé en 1989 en affirmant que le peuple du Panama, le peuple américain sont aujourd’hui dans une plus grande sécurité grâce à cette action. Les États-Unis contestent la légitimité de Maduro depuis les élections controversées de 2024. « Un groupe d’experts des Nations unies avait déterminé que les élections cette année-là étaient une vaste manigance », a rappelé Waltz, précisant, dans la foulée que plus de 50 pays, dont l’Union européenne et plusieurs nations latino-américaines, avaient rejeté ces résultats électoraux. Le représentant américain a accusé Maduro d’être « le responsable d’une organisation terroriste internationale » le Cartel de los Soles, et d’entretenir des liens avec le Tren de Aragua, organisation criminelle que l’administration Trump considère comme une menace pour la sécurité nationale. « Maduro et ses affidés ont procédé à l’appui des trafics de stupéfiants de la région depuis des décennies », a affirmé Mike Waltz. Au-delà du narcotrafic, Washington accuse le régime vénézuélien de faciliter la présence d’acteurs « malveillants » dans l’hémisphère occidental : « le Venezuela ne peut pas devenir la base d’opération de l’Iran, du Hezbollah, des services de renseignement de Cuba », a martelé Waltz. Par ailleurs, le représentant américain a également évoqué le contrôle des vastes réserves d’énergie du pays, qui ne bénéficieraient pas à la population mais seraient « accaparées par une poignée de privilégiés ». Mike Waltz a rappelé que plus de 8 millions de Vénézuéliens ont fui le pays, créant la plus grande crise de réfugiés de la région et a dénoncé de nombreuses violations des droits humains documentées par les organisations internationales : exécutions arbitraires, détentions politiques, torture. Le représentant américain a souligné que « le président Trump a donné sa chance à la diplomatie » et « a fait de nombreux appels » auxquels Maduro aurait « refusé de répondre » . « Les États-Unis ne renonceront jamais à protéger les Américains du narcoterrorisme », a conclu Waltz. www.dakaractu.com