Mise en cause après la fracture du fémur d’un bébé à La Rochelle, sa nounou a été relaxée

Soupçonnée d’avoir fracturé le fémur gauche d’un bébé de 8 mois, une assistante maternelle a été relaxée ce mardi 6 janvier par le tribunal correctionnel de La Rochelle ( Charente-Maritime ). Les faits, contestés par cette professionnelle toujours en activité, dataient du 2 février 2023. Installée à Sainte-Soulle, près de La Rochelle, l’assistante maternelle gardait le nourrisson depuis près d’un mois. Après avoir récupéré leur enfant en fin d’après-midi, ses parents avaient fini par se rendre aux urgences le soir même, vers 22h30, inquiets par des pleurs répétés. « La thèse de la nounou, c’est que la mère est responsable » « À la maison, elle avait un comportement normal. Je ne comprends pas », avait expliqué l’assistante maternelle lors d’une audience tenue le 2 décembre 2025. Selon le quotidien « Sud Ouest », cette professionnelle en activité depuis 2004 a néanmoins reconnu que le nourrisson lui avait échappé des bras « d’une hauteur de 30 centimètres », au moment de la sieste. Un incident « mineur » jugé incompatible avec la fracture du fémur, avait alors noté plusieurs médecins. M e Adeline Girardin, l’avocate de la nounou, avait plaidé la relaxe après avoir évoqué l’éventuelle responsabilité des parents et le manque d’éléments prouvant un geste malheureux de sa cliente. Les parents du nourrisson avaient, eux, fourni un enregistrement capté le lendemain de l’accident lors d’un échange avec l’assistante maternelle. Un document sonore qui avait conduit le parquet à requérir trois mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de 300 euros. « Sur l’enregistrement, elle n’est pas à l’aise, tourne autour du sujet. On n’est pas cohérent quand on ment », avait ainsi justifié le parquet à l’audience et cité par « Sud Ouest ». Contacté par « Le Parisien », M e Adeline Girardin a fait part du « soulagement » de sa cliente « innocentée » par le tribunal correctionnel de La Rochelle. M e François Drageon, l’avocat des parents constitués parties civiles, a quant à lui dénoncé une décision « parfaitement scandaleuse. La thèse de la nounou, c’est que la mère est responsable. Donc le tribunal vient nous dire que c’est la mère ? C’est tout le bénéfice de ces procédures bâties sur des enquêtes a minima. La justice est rendue en mode délabré. Ses décisions sont délabrées ».