« Un événement tragique » : un hélicoptère heurte une slackline en Arizona, le pilote et ses trois nièces sont morts dans l’accident

Le 2 janvier dernier, un hélicoptère semble s’être écrasé sur une slackline tendue au-dessus d’une partie d’un canyon isolé en Arizona (États-Unis), a rapporté la BBC . Les quatre passagers, le pilote et ses trois nièces, sont morts dans l’accident. La slackline mesurait « plus d’un kilomètre de long », selon le bureau du shérif du comté de Pinal en Arizona . Les causes de l’accident n’ont pas encore été clairement établies, mais un témoin, qui a appelé le 911, a rapporté « avoir vu l’hélicoptère heurter une partie de la ligne avant de tomber au fond du canyon » a précisé le bureau du shérif. « Les premières indications montrent qu’une slackline récréative de plus d’un kilomètre de long avait été tendue à travers la chaîne de montagnes », près de Telegraph Canyon, à l’est de Phoenix ont également indiqué les autorités. L’hélicoptère toujours en cours d’examen Ce lundi 5 janvier, les autorités ont confirmé l’identité des victimes, qui sont des membres d’une même famille originaire de l’Oregon. Le pilote David McCarty, 59 ans, a été tué, ainsi que ses trois nièces Rachel McCarty, 23 ans, Faith McCarty, 21 ans, et Katelyn Heideman, 21 ans. Les adeptes de slackline avaient déposé un avis officiel de sécurité aérienne appelé Notam, requis pour pouvoir s’adonner à cette activité et informé l’Administration fédérale de l’aviation (FAA), mais on ignore pour l’instant si le pilote avait vu l’alerte. Un rapport officiel est attendu dans 30 jours. Les enquêteurs ont transporté l’épave de l’hélicoptère dans un « lieu sécurisé pour un examen plus approfondi », a déclaré mardi le porte-parole du NTSB, Keith Holloway, dans un e-mail adressé à la BBC. Il a ajouté que personne ne se trouvait sur la slackline lorsque l’hélicoptère s’est écrasé et qu’il était impossible de déterminer pour le moment si la slackline était à l’origine de l’accident. Des « balises aériennes » avaient été fixées La slackline, qui a gagné en popularité au début des années 2010, désigne à la fois la pratique qui consiste à tenter de garder l’équilibre sur une longue bande de tissu résistant tendue au-dessus du sol et cette même bande de tissu résistant. Moins tendue qu’une corde raide, elle permet aux sportifs de rebondir et de se balancer lorsqu’ils la traversent. Elle peut être tendue près du sol, ou en hauteur. L’International Slackline Association a publié un communiqué dans lequel elle se dit « profondément attristée » par cet incident et précise que les slacklineurs impliqués avaient pris les mesures de sécurité appropriées, notamment en fixant des « balises aériennes » à la ligne pour améliorer sa visibilité. Un système d’alerte « obsolète et vieillissant » Les experts en sécurité aérienne ont critiqué le système Notam (« Notice to Airmen », « messages aux navigants aériens », en français), le jugeant lourd et obsolète : les pilotes doivent consulter manuellement des listes d’avis pour préparer leur vol, ce qui s’avère très fastidieux. En septembre, le ministère des Transports a déclaré que le système Notam, « obsolète et vieillissant », serait « entièrement » remplacé d’ici février 2026. « Je pense que s’il y avait eu une communication ouverte entre les slacklineurs et les pilotes locaux, il y aurait peut-être eu une chance que quatre personnes soient encore en vie », a écrit DJ Vegh, directeur du Pegasus Airpark, d’où l’hélicoptère avait décollé avant l’accident mortel, sur Facebook. Et d’ajouter : « Le pilote était un voisin et un ami. (…) Aidez-moi à faire de cet événement tragique un catalyseur de changement qui profitera aux slacklineurs et aux pilotes et qui permettra que la mort de mon ami et de ses nièces n’ait pas été vaine ».