« Dire que mon père a quitté l’Iran en 1979 pour fuir la révolution islamiste… Et plus de 45 ans plus tard, c’est à Paris qu’une insulte antisémite est inscrite sur sa porte ». L’avocat Aurane Reihanian a déposé plainte dans la nuit de lundi à mardi au commissariat du XIIIe pour cette inscription. L’ancien président des Jeunes républicains occupe dans la capitale cet appartement appartenant à son père, lui-même absent en ce moment. « Je m’en suis rendu compte ce lundi vers 1h30 en rentrant chez moi, nous indique Aurane Reihanian ce mercredi matin. L’inscription Nique Roboam s’étale sur cinq centimètres de long et un centimètre de large à côté de la porte. L’homme qui a fait ça s’y connaît un peu en religion (NDLR : Roboam est un roi juif, fils de Salomon). En dessous de l’inscription, il y a également des traces d’excrément » Une Mezouzah sur la porte On ignore si l’avocat est visé personnellement. L’intéressé en doute. « Professionnellement, je ne travaille pas en ce moment sur un dossier qui pourrait expliquer cette inscription antisémite », réfléchit-il. Le plus probable, c’est que cet acte soit lié à la présence d’une Mezouzah posée par le père de l’homme politique devant son appartement. Cet objet de culte est traditionnellement posé par des familles juives près de la porte de leur domicile. « Pourtant cela fait 25 ans que nous habitons ici et nous n’avons jamais eu un seul problème avec le voisinage », ne comprend pas le plaignant. Une enquête pour « inscription à caractère antisémite » a été ouverte par le parquet de Paris et confiée au commissariat.