Après Crans-Montana, «il faut songer aux vies que nous avons sauvées»: les coulisses d'une opération de sauvetage hors-normes

Quarante morts et 116 blessés. C’est le bilan du drame de Crans-Montana. Une semaine après l’incendie, combien de blessés sont encore soignés dans les hôpitaux du pays et à l’étranger? Et derrière la valse des hélicoptères, comment s’est faite la répartition? Eléments de réponses Des bouquets de roses ont été déposés devant l’entrée principale de l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ). Ainsi qu’une pancarte en français, une fois n’est pas coutume. «Nous pensons à vous.» Une semaine après le drame de Crans-Montana, les Suisses parlent la même langue. La nuit du Réveillon, la mobilisation des hôpitaux du pays a été massive et les blessés ont été pris en charge à Sion, Viège, Rennaz, Lausanne, Genève, Fribourg, Zurich, Aarau et Berne, notamment. Dans un deuxième temps, plusieurs dizaines de patients ont été transférés à l’étranger. La semaine dernière, les trois avions ambulances de la Rega ont opéré sans discontinuer trois jours durant. Un engagement hors norme pour sauver le plus de vies possible. Et un engagement hospitalier qui ne faiblit pas, même si certains blessés ont pu regagner leurs domiciles. Mardi 6 janvier, 36 personnes étaient toujours hospitalisées en Suisse et 46 dans les hôpitaux européens, soit plus de 80 blessés. La Belgique, l’Italie, la France ou encore l’Allemagne se sont mobilisées pour accueillir les survivants de Crans-Montana. «Aucun pays ne peut répondre seul à une telle catastrophe», assurait, mardi, la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider de passage à l’hôpital de Sion, se réjouissant d’une collaboration intercantonale et internationale «remarquable». Cette entraide ainsi que la réactivité des secouristes et médecins valaisans sont aujourd’hui saluées d’une même voix par les acteurs de la chaîne de soins. Voir plus