Criblé de plus de 250 plombs dans la tête et la colonne vertébrale, le border collie Spike est mort en juin 2025 dans un refuge de la SPA marseillaise des suites de ses blessures, dont les vétérinaires n’ont pas réussi à le sauver. Visé par deux chasseurs avec des cartouches habituellement réservées aux oiseaux, le chien est décédé sur la table d’opération. Mais loin d’une cause accidentelle, l’enquête des policiers marseillais a montré que l’animal aurait été victime d’une incroyable machination orchestrée par sa propriétaire qui cherchait à se débarrasser de lui. Et aurait payé deux braconniers, père et fils, pour ouvrir le feu sur Spike durant une promenade, une sorte de « contrat » pour abattre le chien. La propriétaire et un homme présenté comme un intermédiaire doivent comparaître ce jeudi 8 janvier devant le tribunal correctionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône) pour « sévices graves » et « actes de cruauté sur animal domestique ayant entraîné la mort » et encourent jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.