« Playing Nice » sur Canal + : trois bonnes raisons de regarder cette bouleversante mini-série

Pete et Maddie sont les parents d’un petit Théo, 3 ans. Même s’ils ont quelques difficultés financières, ils vivent heureux, dans les Cornouailles, au sud de l’Angleterre. Un jour, ils sont convoqués à l’hôpital où Maddie a accouché et apprennent que leur fils a été échangé à la maternité avec celui d’un autre couple. Miles, le père du deuxième enfant débarque chez eux pour proposer d’envisager la suite des événements ensemble. Mais très vite, il apparaît qu’il cherche en fait à récupérer la garde des deux bambins… La mini-série « Playing Nice » est adaptée du roman « Tu nous appartiens », de l’auteur britannique J.P. Delaney. Les deux premiers épisodes de cette fiction sont diffusés ce jeudi 8 janvier sur Canal +. Voici pourquoi il ne faut pas passer à côté. Une intrigue poignante. Le point de départ de « Playing Nice » pose un dilemme cornélien à ses protagonistes : continuer d’élever le fils qui fait partie de leur famille au quotidien et ne jamais connaître leur progéniture de sang, ou lui dire adieu pour récupérer leur enfant biologique ? Devant l’écran, le téléspectateur ne peut s’empêcher de se poser la même question. Comment réagir dans une telle situation ? Feignant de vouloir privilégier un arrangement amical, le personnage de Miles, lui, refuse de choisir et va tout faire pour récupérer la garde des deux enfants, provoquant un conflit ravageur entre les deux couples. Les émotions sont à fleur de peau et l’engrenage infernal qui s’installe tient en haleine de bout en bout. Un quatuor de haute volée. Pour incarner les deux couples, il y a d’un côté Niamh Algar (« Raised By Wolves ») et James Norton ( « House of Guinness » , « Happy Valley » ), de l’autre Jessica Brown Findlay (Sybil dans « Downton Abbey ») et James McArdle ( « Mare of Easttown » ). Les deux actrices livrent des partitions extrêmement touchantes, mais la performance des deux hommes est encore plus puissante. James Norton, qui enchaîne les séries de qualité, verse dans un registre déchirant en prêtant ses traits à un papa en perte totale de repères. Face à lui, James McArdle installe très tôt un certain malaise puis devient de plus en plus glaçant. Ce duel prend vraiment aux tripes. Des paysages à couper le souffle. Tournée dans les Cornouailles, au sud-ouest de l’Angleterre, « Playing Nice » profite de magnifiques décors côtiers. Un cadre enchanteur pour une tragédie intime. À l’écran, la nature se pare parfois d’un manteau dramatique le long de plages surplombées de falaises escarpées. Autant de lieus pouvant abriter des moments de bonheur en famille comme des rebondissements tragiques. Cet écrin est vraiment parfait pour mettre en valeur le récit navigant entre drame familial et thriller psychologique.