« Il n’y a pas de risque de réitération parce que le décès de la victime, dans le coma, est inéluctable. » C’était la motivation du juge d’instruction pour maintenir Mourad S., 41 ans, en liberté sous contrôle judiciaire. Ce quadragénaire tunisien, alcoolique et toxicomane sans emploi, bénéficie d’un hébergement social et n’a pas de papiers. Mardi matin, la chambre de l’instruction a infirmé cette décision et cet homme brun, arborant une queue-de-cheval et une moustache, a été incarcérée. Ce marginal a été mis en examen, le 22 décembre à Paris, pour une « tentative de meurtre » sur sa compagne, Tiphaine M., commise durant la nuit du 18 décembre à Paris (XXe) . Son casier judiciaire porte les traces de quatre condamnations pour violence et rébellion.