Disparition de Jacques Espérandieu : « Un patron du Parisien que chacun respectait »

Espé, tous ceux qui ont travaillé au Parisien pendant les années glorieuses, il y a plus de 25 ans aujourd’hui, l’appelaient ainsi ! Jacques Espérandieu, pour ceux qui n’ont pas eu l’honneur de l’avoir connu et côtoyé au sein d’une rédaction, s’en est allé le 28 décembre à 76 ans. Ses obsèques auront lieu ce vendredi 9 janvier à 11h30 au funérarium d’Aubenas (Ardèche). Dans cette ville qui l’a vu naître (le 16 octobre 1949) et grandir, une région à laquelle il est toujours resté lié et attaché. Diplômé de Sciences-po Grenoble, il débute sa carrière de journaliste à Bruxelles. En 1977, il entre aux Échos, le quotidien économique avant d’intégrer l’hebdomadaire L’Express. En 1995, il arrive « chez nous ». D’abord rédacteur en chef, il est nommé directeur adjoint de la rédaction. « Jacques fut l’un des artisans de l’exceptionnelle réussite du Parisien des années 2000, écrit l’un des anciens de la maison. Un patron que chacun respectait. » Il n’était pas un grand expansif, il aimait toutefois, mains dans le dos et petit sourire aux lèvres, passer chaque jour au sein des différents services, prendre ainsi le pouls de la rédaction. Et puis, il savait exprimer sa satisfaction. Je n’ai jamais oublié avoir reçu une lettre de sa part me félicitant, avec des mots choisis et forts, pour le portrait d’un élève qui avait dénoncé le harcèlement dont il était victime. Pour une jeune journaliste, c’était une sacrée reconnaissance ! En 2005, il devient directeur de la rédaction du Journal du Dimanche qu’il quittera en 2008. Depuis sa maladie - il était atteint de la maladie de Parkinson-, il quittait peu ses terres ardéchoises sans moins s’intéresser aux fracas du monde. À sa femme Christiane, à ses deux filles, Manon et Cléo, nous adressons nos plus sincères condoléances.