Guadeloupe : un lycéen tué par balle, déjà trois homicides depuis le début de l’année 2026

Une enquête pour assassinat a été ouverte après la mort par balles mercredi soir d’un lycéen de 17 ans tué en pleine rue en Guadeloupe , le troisième homicide dans l’archipel depuis le début de l’année, a-t-on appris jeudi auprès du parquet de Pointe-à-Pitre. Les faits se sont déroulés vers 20h40 locales (01h40 à Paris) sur un parking du quartier Henry IV à Pointe-à-Pitre, la plus grande agglomération de Guadeloupe, a précisé la procureure de la République Caroline Calbo. « La brigade criminelle est saisie », a-t-elle ajouté. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’adolescent a été touché par « plusieurs balles ». Des douilles retrouvées De source policière, il a été tué par deux individus au visage dissimulé qui ont pris la fuite à pied. Sept douilles de calibre 9 mm ont été retrouvées sur place. Le recteur d’académie, Gabriele Fioni, a exprimé sa « vive émotion » dans un communiqué, précisant que la victime était scolarisée au lycée polyvalent Chevalier de Saint-Georges, aux Abymes. Une cellule d’écoute doit être mise en place. Moins de deux heures après cet homicide, un jeune homme a par ailleurs été blessé dans une fusillade à Petit-Bourg, en Basse-Terre, a ajouté Caroline Calbo. Des homicides en série Il s’agit du troisième homicide depuis le début de l’année en Guadeloupe. Dans la nuit du 2 au 3 janvier, un homme de 26 ans avait été tué et un autre de 25 ans blessé par balles lors d’un vol à main armée en pleine rue aux Abymes. Dimanche soir, un jeune homme lui aussi inconnu des services de police a été tué par arme à feu en marge du carnaval à Pointe-à-Pitre. Une cinquantaine d’homicides, la plupart par armes à feu, ont été enregistrés en 2025 sur le ressort de la cour d’appel de Basse-Terre, qui comprend la Guadeloupe et la partie française de l’île de Saint-Martin (410 000 habitants au total).