Il a quitté le tribunal sans un mot, ce jeudi 8 janvier, à l’issue du délibéré, sévère, qui venait de le déclarer coupable. L’ancien chef du renseignement français Bernard Bajolet a été condamné à un an de prison avec sursis par la 13e chambre correctionnelle de Bobigny (Seine-Saint-Denis), pour complicité de tentative d’extorsion et d’atteinte arbitraire à la liberté individuelle par personne dépositaire de l’autorité publique. « Nous faisons appel », annonce ce jeudi soir son avocat, Me Mario Stasi, résolu à faire reconnaître devant la cour d’appel que son client « n’a commis aucune faute que ce soit, et encore moins pénale ». L’ancien haut fonctionnaire, aujourd’hui 76 ans et à la retraite, conteste toujours son implication dans le rocambolesque coup de pression dont a été victime, le 12 mars 2016, Alain Duménil, un homme d’affaires franco-suisse, pris entre quatre yeux dans un local sans fenêtres de l’aéroport de Roissy, par deux agents des services secrets qui n’avaient pas cru bon de se présenter.