C’est toujours la même histoire et on l’aime à l’infini, sans jamais s’en lasser. Paris revient toujours des limbes et il a réussi une nouvelle fois le coup ce jeudi en égalisant à la dernière seconde (2-2) contre Marseille qui pensait décrocher son premier titre depuis 14 ans. Il lui chipe in extremis, au nez et à la barbe, avec une saveur particulière donc, se croyant perdu, délaissé de son or habituel. La réaction incroyable du banc parisien à l’égalisation et à la fin, extatique alors qu’il a tout gagné en 2025, et la joie explosive de Gonçalo Ramos , racontent mieux que les mots la rivalité entre Paris et Marseille, l’animosité absolue, la faim de titres aussi du PSG, jamais achevée. Série en cours. L’affaire s’est disputée aux tirs au but, comme les trois dernières finales des champions d’Europe - la Supercoupe d’Europe , la Coupe Intercontinentale et ce Trophée des champions. Et comme à chaque fois, le gardien, ici Lucas Chevalier, a été grandiose, stoppant les deux premières tentatives marseillaises. Il ne reste plus qu’à les mettre et le héros Gonçalo Ramos, Vitinha, Nuno Mendes et Désiré Doué ont été précis, exacts et ponctuels. Ils sont très PSG au fond. L’idée formidable du basculement dans une nouvelle année demeure les résolutions. Dans un club, en plus, où l’histoire a maché une première fois, en janvier 2026. Un an plus tard, certains ne sont déjà plus les mêmes, à l’image de Lucas Chevalier, héros de ce Trophée des champions avant de commettre une faute dans la surface coûtant un pénalty et une égalisation à 1-1. Mais avant son erreur, due à une hésitation au moment de sortir sur Mason Greenwood, il aura été sensationnel, seulement ramené à la cruauté du poste où les bévues valent plus que les parades. La séance de tirs au but efface tout. Avant sa faute, l’ancien Lillois a signé une performance fantastique, dégoûtant régulièrement les Marseillais, de Leonardo Balerdi à Paixao en passant par Amine Gouiri, de la tête comme du pied. Résolution numéro 2, elle concerne Ousmane Dembélé, buteur sur ses deux premières sorties de janvier, ce qui rappelle son parcours la saison passée. Il s’est dit de redevenir un joueur influent et pour l’instant, le résultat lui sourit. Son petit lob astucieux, révèle qu’il renoue avec son toucher, ses sensations, son sens du but, toutes ces bonnes nouvelles dont son équipe a besoin. Si la réalisation du Ballon d’or n’a pas été suivie de déferlantes offensives parisiennes, c’est que le milieu parisien a écopé comme il pouvait, c’est-à-dire mal, face à la furia marseillaise, déchaînée et cumulant les corners. Ce qui sans doute a maintenu Chevalier dans la partie, chaud comme un marron sur un marché de Noël. À l’approche de la Ligue des champions, quand ils retrouveront des Anglais et c’est pour bientôt avec l’arrivée de Newcastle à la fin du mois au Parc des Princes, les Parisiens seront rodés à l’exercice des phases arrêtées après ce matraquage. L’OM à la hauteur de l’affiche L’OM, en tout cas, après sa blague inaugurale contre Nantes (0-2), s’est mis à la hauteur d’une affiche de Ligue des champions. Dans l’engagement comme dans le jeu, les Sudistes ont montré que leur trajectoire ascendante en C1 comportait une solide base. Ils auraient mérité d’égaliser avant le pénalty. Les voir devant jusqu’à l’égalisation sur le gong, lors de la dernière respiration parisienne, ne relevait pas du vol. Mais ils sont tombés sur le Phénix Parisien. S’ils veulent en parler, ils peuvent prendre leur ticket pour la thérapie de groupe, avec Tottenham et Flamengo.