Le match est lancé. Le premier quart de finale de la CAN 2025 , qui opposera le Mali au Sénégal ce vendredi 9 janvier au Stade Ibn-Batouta de Tanger (17 heures), va mettre aux prises deux pays frontaliers particulièrement liés historiquement et culturellement. Mais pour Tom Saintfiet, le sélectionneur belge des Aigles maliens , il n’y aura pas de fraternité sur la pelouse tangéroise. « Ça va être une guerre », a-t-il lancé ce jeudi en conférence de presse, assurant ne pas être « impressionné » par les Lions de la Teranga. « On a affronté des équipes plus fortes que le Sénégal » « On va affronter une équipe très forte, avec des joueurs qui jouent à un très haut niveau, avec de grandes stars. Mais on n’est pas impressionnés par ça », a-t-il assuré. « Ce sont des joueurs comme mes joueurs. Mes joueurs sont aussi de grandes stars et de bons joueurs avec toutes les qualités. » Le technicien de 52 ans, présent sur le banc du Mali depuis l’été 2024, a tenu à valoriser le bilan de ses joueurs, qualifiés pour les quarts de finale de la compétition continentale sans avoir gagné le moindre match en 90 minutes . « On n’a pas perdu dans ce tournoi », a rappelé Saintfiet, adepte de la philosophie du verre à moitié plein. « On a un peu moins de chances pour marquer des buts, mais on a affronté des équipes plus fortes que le Sénégal », a même osé le sélectionneur des Aigles. « On a affronté la Tunisie et le Maroc . C’est différent. Tout le monde est disponible, tout le monde est prêt. On n’a pas peur. » « Entre le Mali et le Sénégal, il ne peut pas y avoir de guerre » Interrogé sur ces propos offensifs, Pape Thiaw, le sélectionneur du Sénégal , a repris son homologue malien au sujet de son champ lexical guerrier. « Pour moi, c’est un match de football, ce n’est pas une guerre. Entre le Mali et le Sénégal, il ne peut pas y avoir de guerre. Ce sont des frères, on reste dans le cadre du football », a temporisé le boss des Lions, pour qui ce quart de finale aura forcément un écho particulier compte tenu de ses origines. « Pour moi, c’est comme si on me disait de choisir entre mon père et ma mère, c’est difficile. Ma mère est du côté du Mali et mon père est Sénégalais. Donc parler de guerre sur un match de football, je préfère ne pas commenter. »