« J’ai bien du mal à reprendre la vie normale », pose sobrement Frédéric Imstepf, 44 ans, responsable du centre funéraire de Sion (Suisse) depuis le petit bâtiment fondu dans le paysage de vignes en terrasse du Valais. La salle de cérémonie aux couleurs neutres, comme les petites chambres mortuaires sont habituées à accueillir les défunts du Valais. Vieillesse, maladie, quelques morts violentes aussi. Mais ces lieux se sont retrouvés au centre d’un tourbillon après l’incendie meurtrier du bar le « Constellation » la nuit du Réveillon à Crans-Montana, la station de ski située à une trentaine de kilomètres. Les 40 corps retrouvés après le drame ont tous été amenés sur place.