Dépositaire de l’autorité publique, une jeune surveillante de la maison d’arrêt d’Aix-Luynes ( Bouches-du-Rhône ) a été condamnée dans la nuit de vendredi à samedi à trois ans de prison dont un avec sursis ainsi qu’à une interdiction d’exercer dans la fonction publique ou dans l’administration pénitentiaire pendant cinq ans et reste en prison pour avoir introduit quatre savonnettes de cannabis en détention . Quatre autres prévenus ont écopé de peines allant de deux à trois ans de prison et un a été relaxé. Corruption passive ou active, transport de stupéfiants, associations de malfaiteurs… Ces faits particulièrement graves « alimentant le trafic de stupéfiants en détention » ont donné lieu à des débats offrant une plongée sidérante dans la vie en détention à Aix-1, une « prison passoire où ça sent le shit partout » et où les détenus se font livrer par drones, par jets par-dessus les murs ou par corruption.