Une colère froide, contenue mais bien palpable. Alors que le Maroc venait de décrocher son ticket pour le dernier carré de la Coupe d’Afrique des nations après son succès sur le Cameroun (2-0), vendredi, le sélectionneur marocain Walid Regragui a été interrogé en conférence de presse par un journaliste camerounais sur la possible bienveillance de l’arbitrage dont bénéficieraient les Lions de l’Atlas depuis le début de la compétition. Une compétition qu’ils organisent. En cause notamment, une faute litigieuse sur Bryan Mbeumo dans la surface de réparation marocaine à la 68e minute, non sifflée par l’arbitre alors que le score n’était que de 1-0. Un pénalty aurait pu changer le cours du match. La décision a d’ailleurs provoqué une vague de réactions et la polémique . Des attaques injustes pour le sélectionneur de la sélection marocaine de football . « On sait que depuis le début de la compétition beaucoup veulent croire ou faire croire aux gens qu’on a des avantages au niveau du corps arbitral, cingle Regragui. Moi j’ai plutôt vu des pénaltys qui auraient pu être sifflés pour nous. » Le sélectionneur indique qu’il ne « parle jamais de l’arbitrage » et rappelle que lui-même avait été victime « d’un pénalty non sifflé contre l’Afrique du Sud ( en 8es de finale de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire ) » et qu’il avait été « suspendu sans aucune raison ». « Jouer sur ce terrain n’est pas fair-play » « On gagne sur le terrain, les statistiques nous donnent meilleurs que les autres, on se crée plus d’opportunités que l’adversaire, affirme l’intéressé. Après c’est facile, quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. On est l’équipe à battre donc on va trouver toutes les raisons pour dire que le Maroc est avantagé par l’arbitrage mais le seul avantage qu’a le Maroc est de jouer devant 65 000 spectateurs. On mérite notre victoire. » Et de poursuivre en estimant que « jouer sur ce terrain n’est pas fair-play de la part des gens qui veulent nous voir tomber ». « La meilleure équipe gagnera cette CAN, inch’Allah ( si Allah le veut ) », a conclu Walid Regragui.