Que s’est-il passé le 8 janvier dans cette maison du village de Cernay-lès-Reims ( Marne ) ? Un jeune homme de 26 ans, soupçonné d’avoir tué son père, âgé de 60 ans , en le lardant de près d’une centaine de coups de couteau, a été interpellé avant d’être interné en hôpital psychiatrique, selon un communiqué de presse du procureur de la République de Reims, François Schneider. L’affaire débute dans la matinée du 8 janvier. Vers 11 heures, les gendarmes de Witry-lès-Reims sont appelés pour un accident de la route, près de Cernay-lès-Reims. Après près de 1h30 sur place, l’équipage propose à l’homme impliqué dans l’accident, âgé de 26 ans, de le ramener au domicile de ses parents, situé à quelques kilomètres. Mais arrivé devant leur domicile vers 12h30, l’homme constate qu’ils sont absents et explique aux gendarmes qu’il va les attendre sur le trottoir. Le père tué entre 10 heures et 12 heures Vers 13h30, alors que les gendarmes sont repartis depuis une bonne heure, le jeune homme de 26 ans sonne chez la voisine de ses parents, la bouche et les mains couverts de sang. Il lui explique qu’il s’est blessé et insiste pour emprunter sa voiture, affirmant vouloir se rendre aux urgences. La voisine refuse et décide à la place de prévenir les secours. Mais avant même qu’ils arrivent, le jeune homme a pris la fuite. Quelques minutes plus tard, les gendarmes reviennent au domicile des parents du jeune homme pour s’entretenir avec lui au sujet de l’accident de la route survenu quelques heures plus tôt. Mais la maison semble vide. L’un des gendarmes pénètre alors dans le jardin et découvre une scène d’horreur. Un sexagénaire est allongé par terre, deux couteaux de 15 et 20 cm plantés dans son corps sans vie. Identifiée comme le père du jeune homme, la victime, âgée de 60 ans, a des plaies partout sur le corps. Il a reçu un très grand nombre de coups de couteau, notamment au niveau de la trachée et du visage. Selon le médecin légiste, le décès est survenu entre 10 heures et midi. Immédiatement, la section de recherches de Reims et la brigade de recherches de Reims se mettent à la recherche du jeune homme. Vers 16 heures, ils reçoivent un signalement de promeneurs qui affirment l’avoir vu vagabonder sur une route départementale près de Nogent-l’Abbesse, à seulement cinq kilomètres de là, désorienté et en caleçon. Trois couteaux utilisés Quinze minutes plus tard, les gendarmes réunissent à le localiser. Après l’avoir interpellé, ils le placent en garde à vue pour « meurtre par ascendant ». Mais rapidement, la mesure est jugée incompatible. Car le jeune homme est schizophrène. Il a été diagnostiqué lors d’une hospitalisation en psychiatrie après une tentative de suicide en 2024. Quelques heures après son interpellation, il est de nouveau interné. La mère du jeune homme, et épouse de la victime, est entendue à son tour. Devant les enquêteurs, elle explique que le père et son fils entretenaient des relations très conflictuelles, notamment en raison de la consommation de stupéfiants du jeune homme. Le lendemain, l’autopsie du corps révèle que le sexagénaire a reçu 92 coups de couteau. Les plaies, dont certaines sont « profondes », ont été « provoquées par des coups portés par trois couteaux avec une grande violence et sur toutes les parties du corps », selon le procureur de la République. Un grand nombre de ces plaies sont « susceptibles d’avoir entraîné le décès de la victime », selon les conclusions du médecin légiste, rapportées par le magistrat. Une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Reims contre le jeune homme pour « meurtre sur ascendant », un crime puni de la réclusion criminelle à perpétuité.