Fin de l’aventure pour l’Algérie . Opposés au Nigeria ce samedi en quarts de finale de la CAN 2025 , les Fennecs sont passés à côté de leur rendez-vous, eux qui retrouvaient ce stade de la compétition après sept ans et deux éditions d’absence. Timorés dans les duels, maladroits techniquement et en manque d’inspiration, les hommes de Vladimir Petkovic ont pris l’eau face à des Super Eagles qui ne cessent de confirmer leur statut d’épouvantail du tournoi. Dans le sillage d’un Victor Osimhen irrésistible, à créditer de son quatrième but et de sa deuxième passe décisive depuis l’entame de la CAN, les Nigérians n’ont rien laissé à leur adversaire pour prendre rendez-vous avec l’hôte marocain en demi-finales, mettant fin aux rêves d’un derby du Maghreb entre l’Algérie et le Maroc . L’Algérie a retardé l’échéance Déchaînés, les Super Eagles ont démarré la partie comme ils avaient terminé la précédente en 8e de finale face au Mozambique : pied au plancher. Les hommes d’Éric Chelle ont asphyxié les Fennecs grâce à un pressing étouffant, duquel ni Osimhen ni Lookman, les deux stars de l’équipe, ne se sont déchargés. Peu sollicité depuis le début de la compétition, Luca Zidane, soutenu par son père depuis les gradins , s’est montré vigilant pour capter la frappe puissante de l’attaquant du Galatasaray (24e). Lorsqu’il était en mauvaise position, le gardien algérien a plusieurs fois été secondé par ses partenaires, à l’image du retour salvateur de Rayan Aït-Nouri dans les pieds d’Osimhen (26e) ou du sauvetage sur la ligne de Ramy Bensebaïni suite à une reprise de Calvin Bassey (29e). Totalement dominés, les Verts ont tant bien que mal rejoint les vestiaires sur un score nul et vierge, un moindre mal compte tenu de la maîtrise des Super Eagles, encore très proche d’ouvrir le score par l’intermédiaire d’Akor Adams juste avant le repos (37e). Osimhen a répondu aux critiques Plutôt que de paniquer face à ce manque de réalisme, les finalistes de la CAN 2024 ont continué d’appuyer et ont finalement été récompensés dès le retour du vestiaire grâce à l’insaisissable Osimhen. Annoncé proche de quitter le groupe nigérian après sa brouille avec Lookman face au Mozambique , l’ancien avant-centre de Lille et de Naples a puni la passivité adverse en s’envolant plus haut que tout le monde pour smasher un coup de casque dans les filets de Zidane (0-1, 47e). Comme pour bien éteindre l’incendie qu’il avait lui-même allumé, le natif de Lagos a prouvé son sens du collectif en offrant le deuxième but à Akor Adams à la conclusion d’un magnifique mouvement collectif nigérian (0-2, 57e). La suite ? Une fin de match maîtrisée malgré les changements offensifs tentés par Petkovic avec les entrées d’Anis Hadj Moussa, Adil Boulbina et Baghdad Bounedjah. Le score aurait même pu s’alourdir si le poteau n’était pas venu en aide à Zidane pour empêcher la tête d’Akor Adams de faire trembler les filets (82e). Supérieur, le Nigeria tentera à présent de briser les espoirs du Maroc lors d’une demi-finale alléchante, prévue le mercredi 14 janvier (21 heures). Pour l’Algérie, tâche désormais de digérer la déception de l’élimination et se tourner vers la Coupe du monde 2026 .