Folle semaine dans l’enquête pénale menée sur les circonstances du drame ayant décimé toute une jeunesse au Constellation. Le parquet a donné l’impression d’être dépassé en décidant tout et son contraire. Regard rétrospectif sur les problématiques les plus flagrantes C’est une constante dans les affaires à haute densité émotionnelle. La pression s’installe et la polémique guette les acteurs dont on attend toujours plus, plus vite et plus fort. La tragédie de Crans-Montana, totalement hors norme au regard de ses conséquences terriblement douloureuses et de son exposition médiatique maximale, était vouée à la critique. Au cœur de la tempête, il y a évidemment les propriétaires du désormais bar maudit Le Constellation, les autorités communales dont les manquements sont déjà avoués, peut-être bientôt le canton, mais aussi le Ministère public valaisan, qui a donné des verges pour se faire battre. Cette procédure illustre aussi le fait que même si un seul Code de procédure pénale (CPP) gouverne toute la Suisse depuis 2011, les manières de l’appliquer divergent en fonction des cantons, des sensibilités et des moyens à disposition. Et il faut bien reconnaître que «la méthode Pilloud», du nom de la procureure générale Beatrice Pilloud, est assez particulière. Celle-ci a déjà fait couler beaucoup d’encre, suscité la perplexité de certains experts du domaine judiciaire et soulevé l’indignation des avocats qui portent désormais la cause des parties plaignantes de façon tonitruante. Retour sur les problématiques les plus flagrantes à la lumière de certaines expériences genevoises, vaudoises et fédérales. Voir plus