Sur sa page Facebook , Laure Lavalette pose fièrement avec la tunique du Rugby club Toulonnais (RCT). La députée du Rassemblement national (RN), candidate aux prochaines élections municipales , sait toute l’importance du ballon ovale dans la commune varoise. Vendredi, elle a officialisé l’identité du numéro 2 de sa liste pour conquérir Toulon : David Gérard . Ce n’est pas n’importe qui pour les amateurs de rugby. « Minot du Mourillon, jeune du RCT, champion de France, d’Europe, joueur international, entraîneur, sélectionneur : David Gérard est une figure de l’engagement sportif dans notre ville », écrit la parlementaire dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux . En cas d’élection, Laure Lavalette souhaite confier à l’ex-joueur du XV de France, aujourd’hui entraîneur de la Roumanie, le rôle d’adjoint aux sports de la ville. L’élue d’extrême droite voit en l’ancien deuxième ligne, jamais passé par l’équipe pro du RCT, « un expert de la formation et un manager pour soutenir nos associations, nos clubs et nos sportifs ». Resserrer les liens avec les clubs de la ville « Toulon doit redevenir une ville sportive, pour tous » : telle est la mission que Laure Lavalette entend confier à David Gérard. Dans une vidéo le montrant aux côtés de la candidate, l’ancien rugbyman dévoile ses intentions pour sa ville de naissance. « Avec Laure Lavalette, nous mettrons en place le guichet unique du sport pour simplifier enfin la vie des licenciés et des associations », promet-il. David Gérard souhaite également poser les fondations d’un « centre de formation de cadres sportifs pour fournir à la ville les encadrants nécessaires aux centres et aux écoles ». L’ex-sportif milite par ailleurs pour « l’organisation de tournois internationaux » à Toulon et souhaite favoriser « l’aménagement d’équipements dans chaque quartier ». Son action politique devra enfin, précise Laure Lavalette, renforcer les liens de la mairie avec les grandes institutions sportives de la ville. « Je souhaite que les supporters, les joueurs, les encadrants et les dirigeants de nos grands clubs trouvent un véritable interlocuteur municipal et personne n’est plus indiqué que David Gérard », s’enthousiasme la députée varoise. Une liste officiellement sans étiquette L’entraîneur de la Roumanie n’est pas le seul sportif à figurer sur la liste menée par Laure Lavalette. Frédéric Seillier , ancien champion d’Europe de boxe, en fait partie lui aussi. Par le passé, il s’était déjà engagé avec Hubert Falco , maire déchu après ses déboires avec la justice. Selon l’entourage de Laure Lavalette, environ la moitié de ses colistiers ne sont pas encartés au RN. D’ailleurs, la liste est officiellement sans étiquette, bien qu’elle soit soutenue par le parti fondé par Jean-Marie Le Pen. Laure Lavalette peut nourrir des ambitions légitimes : Toulon fut une des premières grandes villes gagnées en 1995 par feu le Front national, le temps d’un unique mandat de Jean-Marie Le Chevallier. Ce dernier a laissé le souvenir vivace d’une gestion calamiteuse mais le terreau électoral reste favorable aux idées du RN. Pour accéder à l’hôtel de ville de Toulon, Laure Lavalette devra notamment décrocher de meilleurs résultats que Michel Bonnus, sénateur Les Républicains adoubé par Hubert Falco . L’universitaire Magali Brunel mènera de son côté la liste de gauche « Toulon en commun ».