Essai transformé pour « B.R.I » . Après le succès de la saison 1, diffusée sur Canal + au printemps 2023, la série revient pour huit nouveaux épisodes à partir de ce lundi 12 janvier, à 21 heures. Cette deuxième salve est une belle réussite qui parvient à capitaliser sur la bonne recette de la première. « On a poussé les curseurs, on a tout amélioré », se félicite Jérémie Guez, le créateur et réalisateur de la fiction qu’il a coécrite avec Erwan Augoyard. Si la saison 1 multipliait les affaires pour mettre en lumière les différentes missions des flics de la Brigade de recherche et d’intervention de Versailles (Yvelines), la deuxième adopte un format différent. « C’est vraiment une grosse intrigue, avec deux canaux qui vont se rejoindre à un moment, dans la grande tradition du polar classique, résume Jérémie Guez. Une longue enquête ou un long fil narratif sur huit épisodes permet aux personnages d’aller plus loin. » Une as du tir à la rescousse La saison démarre avec le recrutement d’un nouveau membre pour intégrer le groupe toujours mené par Saïd (joué par Sofian Khammes). On retrouve donc Vanessa (Ophélie Bau), Badri (Rabah Nait Oufella), Julien (Waël Sersoub) et Socrate (Théo Christine), bientôt rejoints par Jill, une as du tir. « On a vraiment construit ce personnage pour qu’elle arrive un peu comme un chien dans un jeu de quilles dans ce groupe qui est déjà très soudé. Mais aussi pour qu’elle ne se vexe de rien et qu’elle puisse en faire partie à son tour. » Cette recrue est incarnée par Léa Catania, 32 ans. La jeune femme se glisse parfaitement dans cette série d’action avec son passé de cascadeuse aux États-Unis (notamment dans les films « Avatar » 2 et 3). Parmi les nouveaux visages, il y a aussi Vincent Perez, qui prête ses traits à un commissaire corrompu. « Je lui ai donné le rôle directement, assure Jérémie Guez. Je sortais du film Tigres et hyènes avec lui et je pensais qu’il pouvait correspondre parfaitement. Après, l’idée de base de B.R.I , c’est d’avoir des invités qui sont assez identifiés et des comédiens récurrents qui ne sont pas connus du grand public. En France, on a un réservoir d’acteurs et d’actrices qui est dingue et, dans la jeune génération, il y a une richesse actuellement qu’on n’a pas souvent eue dans le cinéma français. » À la poursuite de Seedorf Le fil rouge de cette saison 2 est la poursuite d’un trafiquant de drogues à grande échelle appelé Seedorf, que Socrate traque depuis ses années à la brigade des stupéfiants. Entre vendetta personnelle, enquête à grande échelle et un mystérieux gang de braqueurs, le groupe de la B.R.I va être mis à rude épreuve. Le tout avec un réalisme bluffant. « Je passe tellement de temps avec la vraie B.R.I, que j’arrive un peu à voir les tendances de fond, explique Jérémie Guez. Mais ce qui compte, c’est la fiction. Je ne veux vraiment pas que la série devienne, en termes d’intrigue, un relais à ce qui se passe sur une chaîne info. D’autant qu’entre le moment où on écrit et celui où la série sort, il y a un délai qui fait qu’on peut ne plus du tout être pertinent si on est trop collés à l’actualité. » Les nouveaux volets se terminent en apothéose. « En saison 1, comme en saison 2, on a essayé de bâtir un crescendo avec une scène finale très forte qui est une sorte d’explosion et de jubilation, non seulement pour les personnages mais aussi pour le spectateur, détaille Jérémie Guez. L’épisode 8 est ce qu’on a fait de plus techniquement compliqué depuis les débuts de la série. » Pour parvenir à ce résultat, le metteur en scène a eu les moyens de ses ambitions. La chaîne refuse d’évoquer tout montant de budget mais celui-ci a assurément augmenté par rapport aux premiers volets. « Ça doit être le cas, parce qu’on est allés plus loin et on ne m’a dit non sur rien, confirme Jérémie Guez. En tout cas, il n’y a rien qui a été coupé à l’écriture. J’espère que ce sera encore le cas la saison suivante. » Déjà une saison 3 en préparation Car une troisième salve est déjà en préparation. « On espère idéalement lancer un tournage avant la fin d’année 2026, nous confiait le mois dernier Olivier Bibas, le directeur de la création originale de Canal +. On a très envie de continuer cette franchise et on vise 18 mois entre deux saisons. » Reste à attendre une commande officielle, si le succès d’audience est de nouveau au rendez-vous.