La fête des voisins fait son retour, pour sa deuxième édition, après une autre fête, entre rivaux, bien plus mémorable et renversante que le premier opus du derby parisien remporté il y a tout juste une semaine contre le PFC (2-1) . Les rivalités ne s’inventent pas et prennent naissance au cœur de ces confrontations brûlantes faites de chambrages ou de scénarios fous. Il y a eu les deux, jeudi, au Koweït, où le PSG s’est chargé de dégoûter son meilleur ennemi français, l’Olympique de Marseille, au cours d’un Trophée des champions passionnant . 2026 vient seulement de démarrer, mais il est évident que le but égalisateur de Gonçalo Ramos dans le temps additionnel et les deux arrêts de Lucas Chevalier durant la séance des tirs au but seront à coup sûr classés dans les « highlights » de l’année par les supporters parisiens. L’épisode aura en tout cas permis de confirmer que le clasico n’était pas un match comme les autres, ce que n’est pas encore le duel symbolique contre le Paris FC , délesté pour le moment de tout antagonisme. Le 16e de finale de Coupe de France disputé lundi soir au Parc des Princes (21h10) face aux partenaires de Kevin Trapp revêt malgré tout un caractère décisif au cœur de ce début d’année, une période où tout avait changé pour le PSG la saison passée. Les hommes de Luis Enrique avaient alors posé les bases d’une deuxième partie d’exercice légendaire. L’Asturien le sait, la course aux trophées ne fait que débuter et il n’en fait pas encore une obsession, même si la séquence actuelle doit amorcer l’idée d’une montée en puissance après deux dernières rencontres pas totalement abouties dans le jeu. « C’est un moment où tu dois montrer ton niveau pour les matchs importants de Ligue des champions et de L 1 , reconnaît le coach parisien. On a parlé avec l’équipe : que voulons-nous pour cette saison ? Qu’on profite du chemin et qu’on ne pense pas aux trophées. Quand tu restes concentré sur le chemin et que tu es heureux d’aller à chaque entraînement, c’est la clé : il faut être concentré sur le présent. » « Ce sera un match particulier, comme une finale » À défaut d’être injouable et d’être au point, aussi bien techniquement que physiquement, le club de la capitale a prouvé que le mot résilience faisait toujours partie de son vocabulaire en 2026. Un refus de la défaite incarné par le meilleur artificier Gonçalo Ramos (10 réalisations), cité en exemple par son entraîneur en conférence de presse , qui essayera de faire valoir son sens du but avant le temps additionnel. Compte tenu des blessés et des absences, le staff parisien ne dispose pas d’une énorme marge de manœuvre pour faire tourner son équipe et il aimerait s’éviter une nouvelle fin de rencontre à suspense qui se terminerait aux tirs au but en cas d’égalité dans le temps additionnel. Le rapport de force, la dynamique de résultats et l’historique du club dans cette compétition – le PSG ne s’est plus incliné au Parc en Coupe de France depuis le 31 janvier 2022 – penchent inévitablement en sa faveur. Méfiants mais déterminés, les champions d’Europe entendent donc bien confirmer leur suprématie régionale . « C’est plus positif de jouer tous les quatre jours que tous les dix jours. En ce sens, on a un avantage, estime Luis Enrique. On reste concentrés car on aime la Coupe de France qui est une compétition différente. Ce sera un match particulier, comme une finale. » Dans ce cas, Paris connaît la recette gagnante.