NBA : Victor Wembanyama en feu, mais les Spurs s’inclinent chez les Timberwolves de Rudy Gobert

Quand il est comme ça, rien ni personne ne peut l’arrêter. Victor Wembanyama a une nouvelle fois fait des étincelles, la nuit dernière à l’occasion d’un déplacement de San Antonio chez les Minnesota Timberwolves, conclu par une défaite (104-103). Après avoir débuté la rencontre comme titulaire, une première depuis son hyperextension d’un genou le 31 décembre face à New York, il a fait feu de tout bois, et délivré une prestation offensive de grande classe (29 points, 7 rebonds). . @wemby cookin' ‍ https://t.co/frD28T3bmx @FanDuelSN_SW pic.twitter.com/SifuRzcu7c — San Antonio Spurs (@spurs) January 12, 2026 En face, son compatriote Rudy Gobert ne possède pas le même talent, et si sa dissuasion sous le panier est très précieuse à son équipe (14 rebonds), sa palette offensive n’offre pas la même variété (2 points). Le duel entre les deux Français, qui se connaissent depuis très longtemps, a quoi qu’il en soit montré toute la richesse du basket français. L’entre-deux, au début de la rencontre, a été remporté par Victor Wembanyama, et sa domination s’est poursuivie tout le reste de la rencontre. Hormis sur sa première tentative, après 30 secondes de jeu, où il a buté face à Rudy Gobert, il a ensuite fait des misères à son coéquipier en bleu, qu’il a souvent martyrisé par des dribbles déroutants suivis de tirs ultra-précis. Dans le dernier quart-temps, on a un instant cru au pire lorsque Wemby est retombé sur le pied de Gobert, qui essayait de le contrer au-delà de la ligne à trois points. Se tenant la cheville qui a semblé s’être un peu tordue, il s’est finalement relevé pour inscrire les quatre lancers francs qui lui ont été accordés sur l’action (trois pour la tentative de loin, un pour une faute flagrante de Gobert). « Victor a terminé le match et n’a pas semblé diminué du tout », a rassuré l’entraîneur des Spurs Mitch Johnson à l’issue du match. Wembanyama bon partout Victor Wembanyama a surtout fait des miracles dans la peinture, où ses grandes enjambées et son 2,24 m lui ont offert un accès au cercle parfois insolent de réussite. Mais Wemby a aussi tenté sa chance de loin, avec certes un succès un peu plus inégal (3 sur 9, soit 33 %). Tout cela en seulement 27 minutes sur le parquet ! Le Français des Spurs est en effet toujours limité dans le temps qu’il passe sur le parquet. Le staff de San Antonio n’entend pas forcer les choses avec un physique si unique. « Ce n’est pas demain qu’il va jouer 40 minutes par match, a d’ailleurs reconnu il y a quelques jours Mitch Johnson. On pense au long-terme avec lui, on lui doit ça. » Watch him work https://t.co/frD28T3bmx @FanDuelSN_SW pic.twitter.com/PHzyC0TPnq — San Antonio Spurs (@spurs) January 12, 2026 Le staff lui fait cependant également extrêmement confiance : le Français a été maintenu sur le parquet durant le dernier quart-temps, alors qu’il cumulait déjà cinq fautes, et qu’une de plus l’aurait fait exclure de la partie. Il s’est à ce moment-là un peu moins engagé dans ses tâches défensives, ne s’élevant plus au contre pour éviter de rentrer au vestiaire avant le terme de la rencontre. Il n’a d’ailleurs réussi aucun contre de la partie, une rareté depuis ses débuts en NBA. Les Spurs, qui ont compté jusqu’à 19 points d’avance au cœur de la rencontre, ont subi les assauts des Wolves en fin de rencontre. « Ils sont très physiques, ils ont gagné ce combat-là », a reconnu Johnson. Minnesota a aussi profité des mises au repos de Wemby : lorsque Wembanyama était sur le parquet, les Spurs ont inscrit 17 points de plus que leur adversaire…