Combats surpuissants, cérémonial en claquettes chaussettes et « joli sourire » : au cœur d’un tournoi de sumo à Tokyo

Deux colosses. Une légende. Il est 17h40, la première journée du Hatsu Basho, le tournoi de sumo qui ouvre l’année à Tokyo, touche à sa fin. D’un côté Onosato, 188 kg, l’un des deux Yokozunas, le plus haut grade de la discipline . De l’autre Ichiyamamoto, 157 kg, légèrement moins bien classé. Le choc est immense, le bruit retentissant, deux montagnes se heurtent. Le premier est toutefois bien plus solide, et envoie valser son adversaire hors des limites du dohyō, l’aire de combat. À cinq mois de leur venue à Paris, pour la première fois depuis 1995 , les lutteurs de sumo, appelés rikishis au Japon, lancent leur saison ce dimanche. Au total, six tournois majeurs sont au programme, dont trois dans la capitale nippone. Le premier est déjà primordial pour grimper au classement (le banzuke). Et il est surtout très attendu, avec 240 000 billets vendus en une heure seulement pour les quinze jours de compétition.