« Une fois, on peut comprendre qu’il s’agisse d’une simple erreur », concède Roy Sanders. « Mais nous avons reçu trois amendes , toutes pour la même voiture, toutes avec la même carte de stationnement pour personnes handicapées », s’agace le sexagénaire britannique auprès du média local Halesowen News . Roy Sanders, 73 ans, a l’habitude de conduire régulièrement sa femme Judy, qui souffre de BPCO , une maladie respiratoire chronique, à l’hôpital Russells Hall de Dudley, dans le centre du pays. Mais récemment, le septuagénaire a reçu par erreur non pas une, mais trois amendes de 80 livres (soit 92,26 euros) pour des visites à l’hôpital les 22 novembre, 9 décembre et 15 décembre 2025. Alors que Roy Sanders doit épauler sa femme, en phase terminale, dans son combat contre la maladie, il a dû également batailler pour contester ces amendes injustifiées à trois reprises. Le septuagénaire peut en effet se garer gratuitement grâce à sa carte de stationnement pour personnes handicapées. « On me demandait d’enregistrer la carte, alors que je l’avais déjà fait ! » Le 22 novembre, Roy Sanders a reçu une amende de 80 livres par courrier pour avoir quitté le parking de l’hôpital sans payer. Il a contesté cette amende avec succès, mais a été étonné d’en recevoir deux autres et de devoir réitérer l’opération pour les refuser. « À chaque fois que je faisais appel, je fournissais les mêmes informations, je gagnais mon appel et on me demandait d’enregistrer la carte de stationnement pour personnes handicapées, alors que je l’avais déjà fait ! J’avais l’impression d’être pris dans un cercle vicieux d’incompétence » déplore ce policier retraité, qui a affirmé avoir « suivi toutes les étapes » pour s’inscrire en ligne en juin 2025. Il a enregistré sa voiture auprès du groupe Nexus après que le parking de l’hôpital a mis en place un logiciel de reconnaissance automatique des plaques d’immatriculation (ANPR) dans le cadre de changements de stationnement survenus l’année dernière. « Le numéro d’immatriculation enregistré était incorrect » Le groupe Nexus, auprès de qui la voiture est enregistrée, a affirmé que l’immatriculation du véhicule comportait une erreur d’un seul caractère, mais Roy Sanders affirme avoir saisi correctement les informations lors de son inscription au stationnement gratuit. Par ailleurs, s’il existe bel et bien une erreur, le septuagénaire s’interroge sur la raison pour laquelle cela ne lui a pas été signalé dès la première amende reçue. S’il n’a finalement pas eu à débourser d’argent, le Britannique estime qu’une personne plus vulnérable aurait pu subir un préjudice financier. Le septuagénaire affirme qu’un nombre « phénoménal » de plaintes à propos du parking ont été signalées auprès de l’hôpital et de Nexus. Un porte-parole de Nexus a déclaré que l’entreprise avait accepté d’annuler les trois amendes « compte tenu des circonstances ». Il a ajouté : « Après vérification de la plateforme, il est apparu clairement que le numéro d’immatriculation (VRM) enregistré dans notre système était incorrect. Il a depuis été corrigé. Suite au recours contre la première amende, nous avons confirmé la procédure d’enregistrement en ligne, car nous ne trouvions aucun permis pour cette carte de stationnement pour personnes handicapées ».