« Je viens de finir His & Hers , TOUT LE MONDE DOIT VOIR !!!! », « La fin m’a trop choqué, je ne l’ai pas vu venir », « Faut juste applaudir, j’ai tellement crié sur la fin »… Sur le réseau social X, les réactions à la mini-série « His & Hers » font preuve d’un enthousiasme communicatif. De quoi alimenter le bouche-à-oreille, toujours crucial dans le succès d’un titre sur Netflix. À ce jour, ce thriller n’a pas quitté le haut du classement des séries les plus vues de la plate-forme dès le lendemain de sa mise ligne, le 8 janvier, passant devant la dernière saison de « Stranger Things » et le polar adapté de Harlan Coben « Ne t’enfuis plus ». L’héroïne de « His & Hers » est Anna, une journaliste de télévision qui s’est coupée du monde pendant un an à la suite de la mort de sa fille. Quand elle apprend qu’un meurtre a eu lieu dans sa ville d’origine, elle reprend du service pour couvrir le drame. Face à elle, le détective Jack Harper est en charge de l’enquête. Très vite, il apparaît que tous les deux sont un peu trop proches de l’affaire et cachent de nombreux secrets. Cette fiction est adaptée du roman du même nom de l’autrice britannique Alice Feeney, titré « Lui & Moi » dans l’édition française. Un de ses premiers atouts tient dans son ambiance lourde. L’action de la série se déroule dans l’état de Géorgie, dans une petite ville proche d’Atlanta où tout le monde se connaît et où les rumeurs circulent à vitesse grand V. Le crime a eu lieu la nuit en pleine forêt et il pleut souvent des trombes à l’écran, comme si la pression atmosphérique était inversement proportionnelle à celle qui tend l’intrigue. Les révélations s’enchaînent sans temps mort Le duo central incarné par Tessa Thompson (vue notamment dans la trilogie « Creed » au cinéma ou la série « Westworld ») et Jon Bernthal (« The Walking Dead », « The Punisher », « The Bear ») est très convaincant. Pablo Schreiber (« The Wire », « Orange Is The New Black », « Halo »), qui prête ses traits au caméraman qui accompagne Anna, parvient également à se démarquer. Dans un récit ramassé en six épisodes de 39 à 47 minutes chacun, les révélations et rebondissements s’enchaînent sans temps mort. Plus l’intrigue avance, plus les agissements des uns et des autres deviennent de plus en plus désespérés, brouillant les pistes et venant noircir encore davantage le tableau. Quelques indices ici et là laissent penser au spectateur qu’il est capable de découvrir la vérité avant les protagonistes. Avant de finalement tout chambouler dans l’ultime volet. Certes, quelques incohérences persistent quand le générique de fin du dernier épisode est lancé. Mais l’effet de surprise concernant le dénouement fonctionne à plein. Pas étonnant donc que ceux qui se sont laissé prendre dans les filets de « His & Hers » aient envie de partager leur expérience et donnent envie à d’autres de s’y plonger.