Éric Dosdo, qui tenait Le Constellation entre 2005 et 2015 s’est exprimé pour la première fois depuis l’ incendie meurtrier dans le bar de Crans-Montana , le 1er janvier dernier. Avant que l’établissement soit repris par le couple Moretti , le sous-sol, où s’est produit l’incendie était une salle de jeu, avec un billard, un bar et quelques tables, selon les photos diffusées par la RTS . « On n’avait pas de mousse, il n’y en avait pas besoin », a confié Éric Dosdo à la chaîne de radiotélévision suisse, Le Constellation n’avait pas « une consonance de boîte de nuit », précise celui qui tient aujourd’hui un autre établissement à Lyon. Lorsqu’ils ont repris le bar en 2015, le couple Moretti n’a gardé qu’un seul extincteur, sur le six que comptait l’établissement auparavant, d’après l’ancien gérant. La largeur des escaliers qui conduisent au sous-sol a également été rétrécie après l’acquisition du bar par le couple français. « Je ne comprends pas pourquoi ils ont réduit les escaliers à ce point-là », s’est interrogé Éric Dosdo. Le Constellation disposait également d’une porte qui donnait un accès direct vers la galerie marchande. « Cette porte aurait dû être ouverte », a-t-il ajouté, précisant qu’elle « était ouvrable vers l’extérieur ». Porte « verrouillée de l’intérieur » Lors d’une audition quelques heures après l’incendie du Nouvel an, Jacques Moretti avait expliqué aux enquêteurs avoir découvert juste après l’incendie qu’une « porte de service » était « verrouillée de l’intérieur », selon des extraits de procès-verbaux publiés par plusieurs médias français et suisses D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame a été provoqué par des bougies étincelantes entrées en contact avec une mousse acoustique posée au plafond du sous-sol de l’établissement. Des interrogations portent aussi sur la présence et l’accès aux extincteurs, et la conformité des voies de sortie de ce bar, Le Constellation. Le couple est soupçonné d’« homicide par négligence , de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence ». Jacques Moretti a été placé en détention provisoire « pour une durée initiale de trois mois », a confirmé ce lundi le tribunal du canton de Valais . Le parquet estimait qu’il existait « un risque de fuite » du co-gérant du bar.