Dysfonctionnements dans une enquête sur Dominique Pelicot : l’avocate des victimes saisit le garde des Sceaux

C’est un coup de semonce dans une affaire embarrassante à plus d’un titre pour la justice. Dominique Pelicot, condamné en décembre 2024 à Avignon (Vaucluse) pour avoir violé et fait violer par des inconnus son épouse, droguée aux somnifères pendant près de dix ans, est également mis en examen pour un meurtre précédé de viol et une tentative ultra-violente dans les années 1990. Or, comme l’avait révélé le Parisien, le septuagénaire aurait pu être inquiété par la justice… dès 2010. Soit un an avant les premiers viols connus sur son épouse Gisèle, dont le calvaire aurait ainsi pu être évité, et bien avant sa mise en examen, fin 2022, par la juge Nathalie Turquey, alors à la tête du pôle « cold case » de Nanterre (Hauts-de-Seine). Un retard particulièrement préjudiciable puisqu’il fait planer sur l’un de ces deux dossiers la menace de la prescription.